Karim Harrat, âgé de 37 ans, est décrit comme un baron du narcobanditisme marseillais, actuellement jugé au tribunal correctionnel de Marseille. Sorti de la prison de Vendin-le-Vieil, il comparaît cette semaine pour des accusations de trafic de stupéfiants.
Originaire de la cité de la Paternelle dans les quartiers nord de Marseille, Harrat a plongé dans la délinquance en 2010 avec des vols de cartes bancaires. Sa carrière criminelle l'a peu à peu propulsé au sommet du narcotrafic, notamment depuis Dubaï, jusqu'à son arrestation à Casablanca en 2021. Finalement extradé vers la France en 2023, il fait désormais face à la justice française selon un mandat d’arrêt européen émis par Marseille.
Criminalité organisée et ascension vers le sommet
Le trentenaire aurait supervisé un vaste réseau de distribution de drogue à Marseille et Nice. Selon un rapport de France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur, des messages via Sky ECC, une messagerie cryptée populaire dans le milieu, montrent son implication directe dans la gestion quotidienne du trafic. Des échanges révélateurs incluent des ordres pour récupérer de la drogue et menaces à ses interlocuteurs.
Karim Harrat est aussi soupçonné d'être impliqué dans plusieurs règlements de compte, faisant état de son influence persistante malgré son incarcération. Des témoignages recueillis lors du procès évoquent la peur qu'il suscite encore dans le milieu criminel.
Multiples accusations et implication criminelle
En plus du trafic de drogue, Harrat est lié à de violentes affaires criminelles, dont le meurtre d’un producteur de rap en 2018. Il est également en attente de jugement pour un double meurtre à Aix-en-Provence et un triple homicide en fin d'année 2020, dont l'une des victimes était le grand frère d'un candidat politique local engagé contre le narcotrafic. Ces événements soulignent l'ampleur de son réseau et les répercussions tragiques de ses activités criminelles.
Des experts en criminologie analysent cette situation, affirmant que la montée du narcotrafic à Marseille est souvent alimentée par des figures de proue comme Harrat, qui exploitent les tensions sociales et économiques locales.







