Spécialiste du droit pénal et de la santé, Me Debuisson envisage une action collective contre médecins, hôpitaux et l'État. Initialement connu pour sa démarche dans le dossier des pizzas Buitoni, où il a mené une class action, il déclare : « Pour les prothèses en polypropylène de hernie, j’attends que ce soit quelques milliers avant d'attaquer tout le monde. »
Le premier angle d’attaque pour cette action collective repose sur la violation du devoir d’information des médecins : « Ils placent ces prothèses en affirmant que l’opération est sans risque. Les conséquences peuvent être désastreuses et persistantes », explique-t-il. De nombreux patients rapportent des douleurs insupportables après l’opération, souvent minimisées par les praticiens.
En somme, il préconise une double approche. La première consiste à porter plainte pour blessures involontaires et homicide involontaire. Cela relève du statut de victimes des effets secondaires, parfois si graves qu'ils entrainent la mort. La seconde partie de l'action sera dédiée aux institutions, accusées de ne pas avoir informé la population des dangers associés à ces prothèses, notamment le polypropylène, dont les effets cancérigènes et les allergies graves sont de plus en plus documentés.
Comme le souligne France 24, des témoignages de victimes et des avis d'experts confirment l'ampleur de cette crise, rendant la minimum une alerte gouvernementale urgente sur la balance bénéfice/risque des prothèses de hernie.







