Alors que la loi visant à instituer un droit à l’aide à mourir entre en discussion au Sénat, des manifestations sont prévues à Paris ce dimanche. Cet événement, qui coïncide avec les débats débutant mardi, au sein de la chambre haute, attire l'attention sur une réformation sociétale majeure du mandat d'Emmanuel Macron.
Après avoir été adoptée par les députés en mai, cette loi suscite des réactions vives. Le Sénat, souvent considéré comme plus conservateur, pourrait contraindre la loi à une version radicalement distincte de celle votée par l’Assemblée, laissant ainsi présager des débats houleux.
Le thème du droit à mourir avec dignité a été amorcé par le président en 2022 et a connu de nombreuses péripéties depuis. Le projet en cours est le fruit d’une concertation approfondie incluant la Convention citoyenne sur la fin de vie et des discussions parlementaires.
Une marche pour la vie prévue à Paris
Les opposants à cette réforme, notamment les militants conservateurs, organiseront une marche pour la vie à partir de 14 heures, place Vauban. Cet événement, qui attire chaque année des milliers de personnes, pourrait rassembler environ 10 000 participants selon les prévisions.
La manifestation est le reflet d'une profonde division sur la question de la fin de vie, impliquant des groupes d’intérêts variés allant des associations de soignants à différents cultes, qui expriment leurs inquiétudes quant aux implications éthiques de la loi.
Le scrutin prévu le 28 janvier
Les discussions au Sénat, qui devraient s’étendre sur une semaine, culmineront avec un vote prévu le 28 janvier. Emmanuel Macron a affirmé son engagement à mener ce débat à son terme, soulignant l’objectif de mettre en place une législation avant la prochaine élection présidentielle. Les deux propositions examinées incluent un renforcement des soins palliatifs et la création d’un cadre pour un droit à l’aide à mourir.
Cependant, des experts anticipent un durcissement de la législation au Sénat, transformant cette aide en une « assistance médicale à mourir » réservée aux malades en fin de vie. Une évolution qui pourrait s'éloigner considérablement des aspirations de l'Assemblée nationale, provocant des critiques de la part des partis de gauche.
En cas d’adoption, ce cadre français ferait de la France l’un des pays ayant légiféré sur cette question délicate, rejoignant ainsi des nations comme les Pays-Bas, Belgique, Canada, et Suisse.







