Le samedi 17 janvier 2026, la préfecture des Alpes-Maritimes a pris des mesures drastiques en interrompant un spectacle de l'humoriste controversé Dieudonné, se déroulant à Caussols, près de Grasse. En dépit d'un arrêté préfectoral interdisant l'événement, environ 200 spectateurs s'étaient réunis, provoquant une intervention des forces de gendarmerie.
Selon un communiqué de la préfecture, malgré l'arrêté d'interdiction et la présence des gendarmes sur place, les spectateurs ont choisi de continuer à affluer pour assister à cette manifestation. Les unités de gendarmerie ont alors procédé à l'évacuation des lieux et à des verbalisations des personnes présentes
.
Laurent Hottiaux, préfet des Alpes-Maritimes, a justifié cette interdiction par les nombreuses condamnations de M. Dieudonné pour ses propos jugés antisémites et incitant à la haine raciale. Les conséquences de telles déclarations sur l'ordre public sont préoccupantes
, a-t-il déclarée. Ce n'est pas la première fois qu'un spectacle de Dieudonné suscite de telles tensions ; en octobre 2025, une représentation à Hérin, dans le Nord, avait également été annulée par les forces de l'ordre suite à une interdiction officielle.
Cette situation soulève des questions sur la liberté d'expression et les responsabilités des autorités face à des personnalités controversées. Plusieurs experts s'accordent à dire que bien que le droit à l'humour et à l'expression soit fondamental, il doit être mis en balance avec la sécurité publique. Il est crucial de protéger les citoyens d'éventuels discours de haine tout en respectant leur droit à l'information et à la diversité d'opinions
, explique un sociologue interrogé par France Info.
Dieudonné, depuis son expulsion de son théâtre parisien en 2017, a eu des difficultés à trouver des lieux pour se produire, ce qui témoigne de l'impact de ses controverses sur sa carrière. En juillet dernier, un spectacle à Lestrem avait également été interrompu par la gendarmerie, illustrant un schéma récurrent de tensions autour de ses performances.
Le débat fait rage à travers la France, reflétant les défis contemporains autour de la liberté d'expression face à la protection contre les discours de haine. La préfecture continuera à surveiller la situation avec une vigilance accrue, en maintenant un équilibre entre sécurité et droits civiques.







