Le 26 janvier 2025, une auxiliaire de vie, prénommée Denise, a squatté la confiance d'une octogénaire nommée Nicole, résidente de Fontainebleau. Âgée de 84 ans, cette dernière nécessitait une aide quotidienne pour gérer son quotidien. Employée par la société Petitfils, Denise semblait être le soutien dont Nicole avait besoin.
Cependant, le fils de Nicole a rapidement remarqué des retraits inexpliqués sur le compte de sa mère, s'élevant entre 100 et 460 euros, chaque fois qu'elle était présente. Ces retraits s'élevaient à un total alarmant de 1 800 euros, soulevant des soupçons légitimes sur les intentions de l’auxiliaire.
Le 18 avril, après avoir découvert les abus, Nicole a porté plainte. Les faits ont été d'autant plus traumatisants pour elle, qui a dû par la suite être placée en maison de retraite, son état de santé s'étant largement dégradé. La trahison d'une personne qu'elle pensait de confiance a engendré un véritable choc émotionnel pour la victime.
Reconnaissance des faits et mesures prises
Lors de l'enquête, Denise a reconnu les vols, avançant qu'elle avait des difficultés financières. Elle proposa même de rembourser les sommes volées par des retenues sur son salaire. Les preuves vidéo ont confirmé sa présence aux guichets de banques lors des retraits litigieux.
La société Petitfils a été informée, et son responsable, tout en reconnaissant que Denise n'avait jamais causé de problèmes auparavant, a admis qu'elle avait des difficultés financières, ce qui a conduit à sa mise à pied.
Le procès a eu lieu au tribunal correctionnel de Fontainebleau, où Denise était absente, mais Nicole et son fils étaient présents. Ce dernier a exprimé sa frustration de ne pas avoir eu de nouvelles de Denise ni de son employeur depuis le début de l'enquête. Nicole a décidé de se porter partie civile, demandant 1 800 euros de dommages et intérêts.
La procureure a sollicité trois mois de prison avec sursis probatoire d'une année, accompagnés de l'obligation de travailler et de rembourser les sommes dues, tout en l'interdisant d'exercer le métier d'auxiliaire de vie. Au final, Denise a écopé de six mois de prison avec sursis probatoire de deux ans, et elle devra indemniser Nicole des 1 800 euros volés.
Cet incident soulève des questions cruciales concernant la sécurité des personnes âgées et les choix éthiques des auxiliaires de vie. En effet, comme l'indique l'Association des Directeurs au Service des Personnes Âgées (ADSPA), "la confiance est essentielle dans ce métier, pourtant les abus existent". Cette affaire met en lumière la nécessité d'une vigilance accrue et de mécanismes de contrôle plus rigoureux pour assurer la sécurité des personnes vulnérables.







