Une conductrice de taxi âgée de 25 ans a été arrêtée jeudi dernier à Montigny-le-Bretonneux, dans les Yvelines, après avoir ignoré les signaux d'un contrôle routier. Les forces de l'ordre avaient reçu un signalement indiquant qu'elle semblait sous l'emprise du protoxyde d'azote, une substance souvent utilisée de manière récréative mais qui peut avoir des conséquences graves sur la conduite.
Vers 11h15, alors qu'elle circulait dans un tunnel de l'A86, la femme a continué sa route malgré les sirènes de la police. Les agents ont dû la poursuivre jusqu'à réussir à bloquer son véhicule à l'aide de deux voitures. Heureusement, aucune victime n'est à déplorer dans cet incident.
En procédant à une fouille du véhicule, les policiers ont fait une découverte alarmante : onze bouteilles de protoxyde d'azote, également connu sous le nom de "gaz hilarant". Cette substance, bien qu'elle soit utilisée médicalement, est devenue une drogue récréative prisée par les jeunes. Selon l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), l'usage de cette substance est en hausse, contribuant à l'augmentation d'accidents de la route liés à des conducteurs sous son influence.
Des études récentes mettent en lumière l'inquiétante banalisation du protoxyde d'azote chez les jeunes. Une enquête d'Ipsos a révélé que près de 10 % des 16-24 ans considèrent sans risque sa consommation au volant, malgré les accidents tragiques qui ont récemment ébranlé la France. Par exemple, un incident à Lille a coûté la vie à un jeune conducteur en fuite, sous l'influence de cette même substance.
Les experts s'accordent à dire que la législation actuelle, bien que restreignant son usage pour les mineurs, ne suffit pas à prévenir les abus. "Nous devons intensifier les campagnes de sensibilisation sur les dangers de cette substance au volant", a déclaré un porte-parole de la police. La situation appelle donc à une réflexion collective pour endiguer ce phénomène qui menace la sécurité routière.







