La dermatose nodulaire contagieuse (DNC) continue de faire parler d'elle en France, avec un second cas récemment confirmé dans un élevage bovin situé en Ariège. Ce mercredi, le ministère de l'Agriculture a alerté sur la situation, soulignant la vulnérabilité des troupeaux face à cette maladie virale.
Le troupeau concerné, comptant 113 vaches, avait pourtant été vacciné il y a quinze jours. Philippe Lacube, président de la chambre d'agriculture de l'Ariège, a indiqué que l'abattage de ces animaux était prévu pour ce vendredi à Léran. Cette démarche fait partie d'une stratégie nationale mise en place par l'État pour maîtriser la propagation du virus, qui se propage souvent discrètement avant de dévoiler des symptômes.
« Un animal vacciné est protégé à partir de vingt et un jours après l'injection », précise le ministère. Ce rappel souligne l'importance d'une vaccination régulière et des délais d'attente nécessaires pour garantir l'innocuité des animaux. Dans la région, où l'ensemble du cheptel est vacciné, des inquiétudes persistent quant à l'efficacité de ces mesures de protection.
Depuis le premier cas identifié en Savoie cet été, les autorités déploient un arsenal de moyens pour contenir l'épidémie, incluant l'abattage systématique des troupeaux infectés, le renforcement des campagnes de vaccination et la limitation des déplacements des animaux. Ces mesures visent à éviter des pertes économiques importantes pour les éleveurs et à préserver la santé animale nationale.
Les experts de l'Institut de l'Élevage craignent que si la situation n'est pas rapidement maitrisée, cela pourrait avoir des conséquences dévastatrices sur l'ensemble du secteur bovin dans le pays. Les éleveurs restent en alerte, conscients de l'impact possible sur la viande et les produits laitiers.







