Un tragique accident a secoué Lyon, lorsqu'un jeune homme de 20 ans a causé un drame sur la route en conduisant sous l'influence de protoxyde d'azote, communément connu comme gaz hilarant. Le parquet a indiqué que le conducteur a été mis en examen pour homicide routier aggravé et blessures routières aggravées par une mise en danger délibérée de la vie d'autrui, et il a été placé en détention provisoire.
Selon l'enquête, le conducteur a bel et bien consommé du gaz hilarant et conduisait à une vitesse excessive, ce qui a conduit à une collision tragique sur la voie M7 de Lyon. L'accident a coûté la vie à une femme de 48 ans, tandis que cinq autres personnes ont été blessées. Ce drame intervient dans un contexte où l'utilisation récréative du protoxyde d'azote suscite de plus en plus d'inquiétudes parmi les autorités. Une campagne de sensibilisation a d'ailleurs été lancée pour alerter sur les dangers du gaz hilarant, encouragée par des experts en santé publique.
Des bonbonnes de protoxyde d'azote ont été retrouvées dans le véhicule responsable de l'accident, mettant en lumière un problème croissant de sécurité routière lié à la consommation de cette substance. Mi-décembre, le ministre de la Justice Gérald Darmanin avait déjà exprimé la nécessité d'un encadrement plus strict de la vente de gaz hilarant, en réponse à des incidents similaires. Les accidents causés par des conducteurs sous l'emprise de substances récréatives, comme le souligne une étude du Monde, posent aujourd'hui un défi majeur pour les forces de l'ordre.
La vente de protoxyde d'azote est techniquement interdite aux mineurs et dans certains lieux depuis 2021, mais elle demeure légale avec des restrictions locales. Cette substance, utilisée à des fins médicales et culinaires, est malheureusement détournée pour ses effets euphorisants, souvent au détriment de la sécurité sur nos routes. Les recherches montrent que cette pratique peut entraîner de graves conséquences, comme l'a illustré le drame de Lyon, et font appel à une prise de conscience urgente de la part des jeunes conducteurs.







