Depuis dimanche 12 juillet, la forêt de Fontainebleau (Seine-et-Marne) est ravagée par un incendie majeur. Les autorités envisagent une origine criminelle compte tenu des caractéristiques « assez surnaturelles » du début des flammes.
C'est un sinistre d'une ampleur inhabituelle qui se déroule aux portes de Paris. Depuis environ 18 heures le 12 juillet, un feu gigantesque ravage la forêt de Fontainebleau (Seine-et-Marne). Les flammes, qui ont commencé à la commune de Noisy-sur-École, ont déjà détruit plus de 800 hectares sur les 22 000 hectares que compte cette splendide forêt.
L'incendie semble encore loin d'être maîtrisé, et les centaines de pompiers mobilisés luttent héroïquement contre cet immense brasier. Selon La République de Seine-et-Marne, près de 400 pompiers travaillent sur le terrain, épaulés par deux avions bombardiers d'eau venus du sud de la France, une première dans la région Île-de-France. Le lieutenant-colonel Éric Brocardi, porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, a souligné cette collaboration aérienne, renforcée par l'intervention de deux hélicoptères et d'un avion d'observation.
La piste criminelle envisagée
Ce sinistre a obligé l'évacuation de plusieurs habitants de la commune de Vaudoué le soir même, mais fort heureusement, aucun blessé n'est à déplorer, comme l'a confirmé la préfecture de Seine-et-Marne, selon un rapport de Le Parisien.
Les causes de cet incendie se font encore attendre, après un premier feu qui avait déjà ravagé plusieurs hectares dans la nuit du 10 au 11 juillet. La gendarmerie évoque sérieusement l'hypothèse criminelle, notant que les départs de feu semblent intentionnels. "Il semble peu probable qu'un tel sinistre se déclenche de manière fortuite", a souligné un représentant des forces de gendarmerie. Des points de départ multiples ont été relevés par les sapeurs-pompiers, notamment de chaque côté de l'autoroute A6, désormais fermée à la circulation.







