Début juin, un projet de loi visant à pérenniser l'utilisation des titres-restaurants dans les grandes surfaces a été déposé. Ce débat pourrait également relancer l'idée d'instaurer un plafond différencié entre supermarchés et restaurants.
Les détenteurs de titres-restaurants seraient-ils disposés à accepter une limitation dans les supermarchés ? Selon une enquête du cabinet Ifop pour Edenred publiée le 2 juillet, 50 % des répondants se déclarent favorables à cette mesure si cela contribue à soutenir les restaurateurs, tandis que 34 % préfèrent s'y opposer. Cette problématique pourrait graduellement occuper le devant de la scène autour de la proposition de loi déposée le 9 juin par le député Christophe Naegelen (Liot), même si ce dernier ne mentionne pas explicitement cette disposition.
Ce texte a pour ambition de "moderniser" et "rééquilibrer" le fonctionnement des titres-restaurants. Une première mesure attendue est la suppression progressive du format papier, qui constitue encore 20 % des titres en circulation. Ce format serait complètement remplacé par le dématérialisé à partir du 1er janvier 2028.
Vers une pérennisation de l'utilisation au supermarché
La proposition vise surtout à rendre permanent l'usage des titres-restaurants en grande surfaces pour l'acquisition de produits alimentaires non périssables, tels que les pâtes, le riz, ou l'huile. Cette possibilité, instaurée à titre provisoire en 2022 en réponse à la hausse des prix, a été prolongée et est actuellement valide jusqu'à la fin de l'année 2026. Selon le quotidien Le Figaro, cette évolution s'inscrit dans une dynamique visant à adapter le système aux réalités économiques contemporaines, en tenant compte des besoins croissants des consommateurs.







