Le 29 juin, le Parlament a validé une loi ciblant spécifiquement l’ultra fast fashion, principalement axée sur Shein.
C'est un pas significatif dans la lutte contre la mode éphémère. Le Parlement français a approuvé ce lundi une loi s'attaquant à l’ultra fast fashion, en particulier à des acteurs comme Shein, dans le but de préserver « l’emploi français », indique BFMTV.
Face à l'essor fulgurant de la mode à bas prix, le texte, proposé par la députée Anne-Cécile Violland (Horizons), vise à « frapper fort et juste », selon Serge Papin, le ministre du Commerce. En plus de Shein, d'autres géants comme Temu et AliExpress seront également dans le collimateur. Le ministre met en évidence la volonté de contrecarrer leur « modèle économique basé sur l'accumulation et la rotation rapide des collections ».
Les mesures contre l'ultra fast fashion
Selon la loi, l'ultra fast fashion se définit par deux principaux critères : la diversité des gammes, c’est-à-dire le volume de vêtements commercialisés, et l'incitation à la réparation, mesurée par un coefficient qui met en relation le prix d'un produit et son coût de réparation.
Le texte adopté introduit des malus financiers progressifs pouvant atteindre 20 euros par produit d'ici 2030, dont une partie sera allouée à des infrastructures de collecte et de recyclage. Les plateformes concernées devront également publier des messages incitant à la « sobriété, au réemploi et à la réparation ».
La mesure la plus marquante est l'interdiction de la publicité pour ces marques, y compris via des influenceurs. Toutefois, sa conformité avec le droit européen soulève des questions. La députée Anne-Cécile Violland affirme que cette loi respecte la législation européenne. Néanmoins, la Commission européenne, qui a déjà exprimé des doutes sur cette interdiction, pourrait s'opposer à sa mise en œuvre.







