Dépenses imprévues, projets de travaux ou besoin d'un revenu complémentaire ? Vous pouvez faire appel à votre assurance-vie. Voici les stratégies à adopter.
Des options de retrait flexibles
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les fonds investis dans une assurance-vie ne sont pas définitivement immobilisés. Bien qu'il soit conseillé de laisser votre épargne fructifier sur le long terme, vous pouvez disposer de ces fonds quand vous le souhaitez. Il existe plusieurs méthodes : avances, retraits uniques ou réguliers, selon vos besoins.
Avance : une option souvent ignorée
En cas de besoin immédiat, comme des travaux imprévus, demander une avance peut s'avérer judicieux, surtout si d'autres épargnes ne suffisent pas. Cette avance peut représenter jusqu'à 80 % de votre contrat (la garantie), avec le bénéfice que votre capital continue de fructifier. Aucune condition de crédit, ni impôts ou prélèvements sociaux ne s’appliquent. Assurez-vous simplement de pouvoir rembourser dans les trois ans, comme l'explique Florence Brau Billod, gestionnaire de patrimoine.
Optimisez vos retraits pour réduire votre imposition
Avant d’envisager un retrait, examinez attentivement la composition de votre contrat d'assurance-vie. Pour les fonds en euros, le capital est garanti, donc sans risque. En revanche, si votre contrat inclut des unités de compte, évitez de liquider à perte. Prenez contact avec votre conseiller, il peut vous aider à choisir le bon moment. En matière fiscale, seuls les gains sont imposables : vous aurez le choix entre votre tranche d’imposition ou un taux forfaitaire dégressif, selon la durée de votre contrat.
Les avantages d'un retrait éclairé
Après huit ans de souscription, vous pouvez retirer jusqu'à 4 600 € (de gains) par an sans fiscalité pour une personne, et 9 200 € pour un couple. Une stratégie astucieuse consiste à retirer en fin d'année et début d'année pour maximiser cet abattement. De plus, certaines exonérations existent, notamment en cas de licenciement ou d'invalidité.







