Son nom est peu connu du grand public, mais Emmanuel Manzano incarne une pièce maîtresse de la magie cinématographique. En tant que monteur, il joue un rôle fondamental, en particulier dans le domaine du documentaire. Ancien élève de l’Institut supérieur des arts de Bruxelles, Manzano pratique un art souvent méconnu, mais vital pour la création d'un film.
Lors d'un entretien riche, Emmanuel déclare : "Toute la construction d’un film se trouve au cœur du documentaire. C’est une sorte de maïeutique, une aide à la découverte. Les projets fictionnels sont souvent plus rigides, alors que le documentaire invite à explorer l’inconnu et à forger un récit à partir de là." Cette approche passionnée reflète sa philosophie créative et sa capacité à co-créer avec les réalisateurs.
Au festival La Rochelle Cinéma, Emmanuel Manzano s’apprête à présenter « Merci d'être venu », le dernier opus d'Alain Cavalier, un cinéaste incontournable à l'âge de 94 ans. Ce film, construit à partir de quinze ans d'archives, illustre la passion d'Alain Cavalier pour le cinéma, abordant la vie avec humour en dépit de la présence de la mort.
Manzano, qui collabore avec Cavalier depuis plus d'une décennie, souligne la force de leur lien professionnel. "Je suis devenu son monteur attitré après quelques interactions marquantes. Au début, j’étais un assistant, puis rapidement, notre relation s'est approfondie. C’est une expérience artistique transformatrice", confie-t-il.
Cette année, Cavalier ne sera pas présent au festival, où il a laissé une empreinte indélébile depuis 1979. Toutefois, Manzano se remémore les rituels qu’il partageait avec le réalisateur et sa femme, Françoise Widhoff. Ensemble, ils ont souvent participé à des événements marquants de La Rochelle.
Le festival est une plateforme de vitalité créative racontée à travers le prisme de ceux qui travaillent en coulisse, tel que Manzano, qui sera présent lors de la projection de « Merci d'être venu » ce mardi 30 juin à 17h15.







