Le dernier jour du procès du triple meurtre d’Amiens a été marqué par la diffusion d’images touchantes des victimes, témoins de leurs derniers moments de joie. Les psychiatres ont décrit l’accusé comme étant "fragile, agressif et sans remords."
Cette vidéo, révélée ce jeudi dans la salle de la Cour d’Assises de la Somme, a profondément ému les présents. Filmée durant le dernier anniversaire d’Amélia, quelques semaines avant son décès tragique, on y voit l’accusé, apportant un gâteau illuminé par des bougies à Amélia, qui sourit, entourée de sa famille. Le film se termine sur un gros plan d’Eliam, riant aux éclats dans l’appartement où auront lieu les meurtres.
L’accusé finit par reconnaître son attirance pour sa belle-sœur Amélia
La salle d’audience, chargée d’émotions, est plongée dans un silence pesant. Un des frères de Jennifer s’effondre en larmes en partageant son souvenir : "Voilà qui étaient mes sœurs : des femmes pleines de vie". Pendant ce temps, l’accusé semble impassible et admet ne pas se souvenir de ce moment : "C’étaient de bonnes personnes, elles sont tombées sur un monstre", déclare Jérôme Debeauvais, un proche des victimes.
Le président de la Cour revient sur la tragédie entourant la mort d’Amélia, qui a subi des actes barbares avant sa mort. Il interroge l’accusé sur les raisons de son acte, l'accusant de prendre la vie de quelqu'un avec une froideur calculée. Ce dernier finit par admettre une certaine attirance pour Amélia, tout en affirmant que celle-ci n'était pas réciproque, ce qui a provoqué l'incrédulité des proches de la victime.
Pas d'altération ou de trouble du discernement lors des faits selon un psychiatre
Un expert psychiatre a affirmé que l’accusé ne souffrait d'aucun trouble ayant pu altérer son discernement durant ces événements tragiques. "Il montre une froideur lorsqu'on évoque ces faits" a-t-il déclaré. D'après le président de la Cour, ce phénomène pourrait éventuellement découler d'une enfance difficile.
La défense, par l'intermédiaire de l’avocate Maître Houria Zanovello, tente de montrer un homme tourmenté, décrivant son client comme un "zombie parmi les humains". Malgré ses difficultés, l’accusé semble se battre pour comprendre ce qui l’a poussé à commettre ces actes.
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