Le Conseil d'État a tranché : Salah Abdeslam, unique survivant du commando des attentats du 13 novembre 2015, doit rester en isolement dans la prison de Vendin-le-Vieil. Cette décision, rendue le 10 juin, a été confirmée suite à un pourvoi en cassation que le terroriste avait déposé contre les restrictions de sa détention.
Selon Le JDD, la haute juridiction a jugé que les arguments avancés par Abdeslam n'étaient pas suffisants pour réévaluer sa situation. En effet, son placement à l'isolement, au sein d'un régime de sécurité strict, est justifié par des raisons d'ordre public et de sécurité, comme l’a souligné Europe 1.
Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, Abdeslam estimait que ses conditions de détention étaient indignes. Il réclamait la fin de son isolement, l'accès à des unités de vie familiale, et une réduction des mesures de sécurité, comme le retrait de la grille à sa fenêtre et la suppression des fouilles intégrales. Il a également exigé une astreinte de 200 euros par jour pour chaque jour de retard à la décision de justice, selon une analyse par Le Parisien.
Des restrictions justifiées par des éléments récents
Cette décision n'est pas une première : Abdeslam avait déjà essuyé des refus concernant d'autres demandes, notamment celle visant à lever le dispositif de séparation lors de ses parloirs. En se fondant sur des nouvelles informations fournies par l'administration pénitentiaire, le tribunal administratif de Lille avait déterminé que les conditions actuelles étaient nécessaires.
Des sources judiciaires rapportent que le détenu aurait sollicité un autre inmate pour obtenir l'adresse du directeur de la prison, avec l'intention d'inciter des actions violentes. Ceci a renforcé la position de la justice de maintenir des mesures de sécurité encore plus strictes. Ces révélations ont pris une importance particulière dans les discussions judiciaires et témoignent du danger que peut représenter Abdeslam, selon les avis d'experts.







