En effet, le Mraikh, un méthanier battant pavillon français de Knutsen LNG basé à Nantes, a récemment été détecté dans le golfe d’Oman. Il transitait du Qatar vers le Pakistan en transportant 76.535 tonnes de GNL, conformément à des données de suivi marin rapportées par Kpler. Ce trajet a été accompli après la signature d'un protocole d'accord entre les présidents américain et iranien, marquant une volonté de rétablir la navigation dans cette zone troublée.
Avec ses dimensions significatives de 299 mètres de long et 46,43 mètres de large, le Mraikh est classé parmi les grands méthaniers, spécialement conçus pour transporter de lourdes cargaisons de gaz naturel. Le fait que ce navire ait pu passer par le détroit d’Ormuz représente un renfort d'espoir, étant le premier navire français à le faire depuis l'escalade des tensions entre l'Iran et les États-Unis.
Ce transit survient à un moment où le trafic maritime est très surveillé. Les armateurs se montrent prudents face aux risques de sécurité dans la région, bien qu'aucun incident majeur n'ait été signalé contre des navires commerciaux récemment. D'après des analyses de MarineTraffic, le volume des passages à travers le détroit d’Ormuz a considérablement baissé depuis le déclenchement des hostilités en février 2026.
Une légère reprise du trafic maritime
Les premiers signes d'une reprise ont été observés depuis avril, alors que le porte-conteneurs français CMA CGM KRIBI a été identifié comme le premier navire sous contrôle français à traverser le détroit depuis le début du conflit. Dans la même période, le méthanier Sohar LNG a également effectué sa traversée, suscitant l'intérêt des analystes maritimes.
Au 17 juin, des données indiquaient six passages dans le détroit d’Ormuz, principalement orientés d’est en ouest. Bien que quelques navires aient emprunté des routes côtières iraniennes, cette tendance démontre un retour progressif mais prudent à la normalité.
Des experts maritimes, tels que ceux de la société de renseignement spécialisée, soulignent la nécessité d’un suivi régulier dans cette période de tension. Washington et Téhéran continuent les discussions sur un mémorandum visant à sécuriser les voies maritimes, et bien que la navigation montre des signes de reprise, elle reste encore loin d’atteindre les niveaux d’activité précédents.







