L'aide au gazole non routier (GNR) pour les entreprises de moins de 50 salariés a été prolongée jusqu'en août 2023, une mesure saluée mais critiquée par certains acteurs du secteur. Depuis le 8 juin, les professionnels du bâtiment et des travaux publics peuvent demander une réduction de 20 centimes par litre de GNR, avec un montant d'aide plafonné à 4.000 euros par entreprise.
Pour bénéficier de cette aide, les entreprises doivent soumettre des factures de GNR du mois précédent, une déclaration sur l'honneur, ainsi que des informations sur les autres aides perçues au cours des trois dernières années. Les demandes doivent être effectuées d'ici le 3 juillet.
Christophe Antoly, directeur de Boisset TP, une entreprise de terrassement en Drôme, prévoit de demander cette aide rapidement. "Nous dépensons près de 100.000 euros en GNR chaque année. Bien que cette démarche soit simple, nous aurions souhaité une aide plus substantielle, comme 40 centimes par litre, pour compenser l'augmentation des coûts", a-t-il déclaré.
Malgré l'importance de cette aide, de nombreux professionnels la jugent insuffisante. Anne-Laurence Moins, directrice des Goudronneurs Ardéchois, souligne que cette aide ne couvre qu'une fraction des coûts croissants. "Les matières premières ont augmenté de 30 % en raison des problèmes d'approvisionnement liés au conflit au Moyen-Orient", a-t-elle précisé. De plus, elle s’inquiète des contraintes administratives, notamment le risque de devoir rembourser une aide si les prochains résultats financiers de l'entreprise dépassent ceux de l'année précédente.
Cette situation soulève des inquiétudes face à une année qui s'annonce difficile pour de nombreuses entreprises du secteur, qui doivent jongler avec la hausse des prix et les impacts des crises géopolitiques sur leurs marges.







