Dans la nuit de vendredi à samedi, des centaines de personnes ont bravé une interdiction pour s'installer sur un terrain à Claret, près de Montpellier. Cette free party a attiré environ 2.000 fêtards selon une estimation de la gendarmerie, qui a survolé la zone par hélicoptère.
La préfecture de l'Hérault a confirmé la présence de 600 véhicules sur le site. Les forces de l'ordre, avec les moyens déployés, ont tenté de limiter l'accès à cette soirée rebelle. "Nous mobilisons tous nos efforts pour empêcher l'afflux de nouveaux participants et contrôler les véhicules qui quittent le site", a déclaré un responsable des autorités locales.
Un contexte tendu autour des free parties
À noter qu'un arrêté en vigueur jusqu'à la fin de l'année 2026 interdit formellement toute organisation d'événements de type rave party sur tout le territoire de l'Hérault. En réponse à cette prohibition, un "plan rave bleu" a été instauré pour faire face à la possible organisation d'événements similaires.
Le week-end précédent, des manifestations avaient rassemblé des collectifs de défense des free parties à Marseille et Montpellier, dénonçant un projet de loi qui renforcerait leur pénalisation. Les participants, en convergence avec d'autres mobilisations à travers la France, s'opposent à ce qu'ils perçoivent comme un tournant répressif. Les témoignages recueillis soulignent une volonté collective : "Nous voulons simplement faire la fête et revendiquer notre droit à la musique", a déclaré un participant à Marseille, selon des reporters de France 3.







