Rosy Lopes, la propriétaire de la maison de la presse d'Oisemont (Somme), fait face à une situation financière critique et recherche désespérément le soutien de ses clients. Sur les réseaux sociaux, elle a lancé un appel à l'aide pour inciter les habitants à revenir faire leurs achats.
Victime de la hausse des prix du carburant
Depuis qu'elle a repris le commerce il y a cinq ans, Rosy n'a jamais été confrontée à une telle baisse de la fréquentation. Depuis le début de l'année 2026, cette tendance inquiétante a entraîné une chute notable des ventes. "La trésorerie n’a jamais été aussi basse", déplore-t-elle. Bien qu'elle soit consciente que les mois de janvier et février sont traditionnellement marqués par une baisse d'activité après les fêtes, elle s'inquiète de ce déplacement de clientèle qui semble persister.
Les listes de fournitures, c'est ma dernière carte
La maison de la presse prévoit de fournir des listes de fournitures scolaires aux parents d'élèves locaux. "Avec les établissements voisins, nous comptons environ 300 élèves. J'assemble les cartables en vérifiant les prix et les références. Les parents ont le choix, mais si beaucoup optent pour cette option, cela pourrait vraiment aider", explique-t-elle. Ce geste pourrait très bien être la bouée de sauvetage dont elle a désespérément besoin.
La crise économique actuelle, exacerbé par la hausse des prix du carburant, complique encore la situation. Un reportage de France Bleu évoque des témoignages d'autres commerçants souffrant des mêmes difficultés. La solidarité locale pourrait faire une différence significative alors que les commerces de proximité se battent pour survivre face à des conditions de marché de plus en plus précaires.
Ensemble, les clients et le personnel peuvent faire la différence : "Chaque visite compte", conclut Rosy. La crise à Oisemont est un reflet des défis auxquels font face de nombreuses petites entreprises en France aujourd'hui. Il est temps que la communauté se rassemble pour soutenir ceux qui contribuent à la vie locale.







