L’ancien comédien et journaliste de Radio Nova, Ariel Wizman, exprime son mécontentement envers la nouvelle ligne éditoriale de la station, regrettant une orientation résolument militante. Dans une tribune percutante publiée dans Le Figaro, il évoque son passé à Radio Nova, un temps où la diversité d’idées et de voix était valorisée.
En se remémorant ce qu’était la radio fondée par Jean-François Bizot en 1981, Wizman souligne sa vocation d'ouverture : « Nous avions un patron gauchiste, Jean-François Bizot, dont les amis allaient des chiraquiens aux situationnistes ». Il critique le manque d'équité dans le public actuel, affirmant : « Il n’y a pas un seul racisé dans votre public, pas un ».
Wizman s’en prend également à la nouvelle génération d'humoristes qui peinent à s'élever au-delà d’un humour convenu, qualifiant leur pratique de « pur produit du pavillon ». Pour lui, ces artistes semblent figés dans une bulle, idéologiquement influencés et déconnectés des réalités sociales. « Ils vivent d’applaudimètre et de sous-entendus, tous au service d’un aspirant banquier anarchiste », lance-t-il avec virulence.
« Ce comique sérieux voudrait qu’on le prenne pour engagé »
Poussé à en dire plus, Wizman fustige également la « posture adolescente » que certains adoptent, alimentée d'idéologies contemporaines. « C’est franchement irresponsable », remarque-t-il, en appelant à un retour à une diversité réelle et à une solidarité avec les luttes quotidiennes des classes populaires.
Depuis quelques semaines, Radio Nova a fait l'objet de vives controverses, notamment suite à une chronique de l’humoriste Pierre-Emmanuel Barré, qui a provoqué un tollé en exprimant des souhaits particulièrement inappropriés à l’égard de figures politiques.
Les propos d'Ariel Wizman résonnent ainsi comme une mise en garde pour la station, qui semble avoir dévié de son essence originelle au profit d'un engagement qui, selon lui, nuit à la pluralité du débat.







