Les maires de Montmorency et Franconville, dans le Val-d’Oise, viennent d’annoncer de nouvelles régulations pour les utilisateurs de trottinettes électriques, consolidant l'obligation du port du casque. Cette initiative rejoint les démarches similaires déjà prises par plusieurs communes d’Île-de-France, face à une utilisation croissante des trottinettes dans l'espace public.
Récemment, un incident tragique à Cormeilles-en-Parisis a révélé les dangers associés à cet engin. Une jeune femme de 19 ans a été gravement blessée après avoir été heurtée par une voiture alors qu'elle circulait sur une trottinette. Selon Maxime Thory, maire de Montmorency, ces mesures législatives étaient déjà sur la table avant cet événement malheureux.
Toutes deux dirigées par des maires de la droite républicaine, les municipalités introduisent des arrêtés qui imposent le port du casque, ainsi qu'une limitation de vitesse à 25 km/h dans les zones urbaines et à 5 km/h dans les espaces piétons et parcs. De plus, il sera interdit de transporter plusieurs personnes sur une même trottinette, et la circulation sur les trottoirs sera prohibée.
« Nous avons déjà eu un certain nombre d’accidents »
Ces nouvelles règlementations visent à harmoniser la cohabitation des trottinettes avec les piétons. Maxime Thory a déclaré : « Nous avons observé de nombreux incidents. L'objectif est d'anticiper d'autres accidents. » En effet, les abus d'utilisation des trottoirs par les trottinettistes sont devenus un véritable fléau dans les villes, attirant l'attention des autorités.
« Nous ne sommes pas seulement dans la répression »
Afin d'amener ces changements en douceur, une phase de sensibilisation sera mise en place pendant un mois avant l’instauration des amendes, qui pourraient atteindre 150 euros. Le maire ajoute : « Notre approche est davantage axée sur la prévention que sur la répression, dans le but d'éviter des tragédies futures. » En complément, la ville de Franconville prévoit de rendre obligatoire le port d’un gilet réfléchissant dès la tombée de la nuit.
Sur Facebook, la municipalité justifie ces décisions par une persistance de comportements dangereux, tels que le transport de mineurs ou la circulation sur les trottoirs, des gestes déjà prohibés par le Code de la route.
« Ils ne se rendent pas compte du danger »
Les nouvelles mesures rencontrent un soutien significatif parmi les résidents locaux. Régis, un retraité de Montmorency, déclare : « Beaucoup de gens circulent imprudemment. Ils ne réalisent pas les dangers. » Stéphanie, une autre habitante, abonde dans ce sens, affirmant que si ces régulations peuvent sauver des vies, elles sont nécessaires. D'autres citoyens, comme Alain, suggèrent des sanctions encore plus sévères, telles que la confiscation de l'engin en cas d'infractions répétées.
La réaction sur les réseaux sociaux témoigne d'un large soutien pour l'extension de ces mesures à d'autres municipalités de la région, ce qui est fort probable dans les semaines à venir.







