Le parquet de Grenoble a mis en place une initiative originale destinée aux consommateurs de stupéfiants connus des forces de l'ordre. Ces individus peuvent désormais choisir entre s'acquitter d'une amende ou suivre un traitement pour leur addiction.
Cette démarche vise à réduire non seulement la récidive, mais aussi à diminuer le soutien financier aux trafiquants de drogue. Selon le procureur de la République de Grenoble, “Si les consommateurs acceptent cette voie de soin, ils ne seront pas poursuivis, sinon ils risquent de se voir attribuer une amende plus sévère que celle initialement prévue”. Cette approche se veut une réponse non punitive, axée sur le bien-être des individus.
Des groupes de parole pour se soigner
Les personnes concernées seront convoquées au Centre de soin, d'accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) du CHU de Grenoble Alpes. Lors de ces séances, qui débuteront en juin, elles participeront à des groupes de parole animés par des professionnels de santé. Le professeur Maurice Dematteis, responsable du service pharmaco-addictologie, définit ces rencontres comme “un atelier interactif qui encourage une réflexion sur les habitudes de consommation et leurs implications”.
Les premières séances, regroupant jusqu'à dix participants, sont déjà programmées jusqu'à décembre 2025. Maurice Dematteis souligne l'importance de cette initiative : “Il s'agit d'introduire un aspect sanitaire à la répression, car le système actuel montre des limites évidentes”. Ce changement de paradigme pourrait inspirer d'autres régions en France, touchant ainsi la lutte contre les addictions et le trafic de drogues.







