L'utilisation des outils d'intelligence artificielle générative connaît une croissance fulgurante au sein des entreprises, avec une adoption accrue par les cadres et un soutien malveillant des employeurs. Une récente étude publiée par l'Association pour l'emploi des cadres (Apec) révèle que 50 % des cadres utilisent régulièrement des outils tels que ChatGPT ou Gemini, une hausse notable par rapport aux 35 % de l'année précédente.
Ce phénomène se manifeste également au quotidien, car 21 % des cadres ont recours à ces technologies presque chaque jour, contre 12 % en 2025. L'étude, réalisée en mars sur un échantillon représentatif de 2 000 cadres, souligne l'ampleur de cette tendance.
La popularité de l’IA générative se révèle particulièrement forte chez les moins de 35 ans, avec 62 % d'entre eux utilisant ces outils au moins une fois par semaine, soit une augmentation de 20 points en un an. Cette adoption se retrouve chez les cadres, qu'ils soient managers ou non, mais les premiers affichent des taux d'utilisation plus élevés (55 % contre 47 %).
Les employés utilisent principalement l’IA pour diverses tâches : 77 % l'emploient pour rechercher des idées, 74 % pour rédiger des documents, 73 % pour analyser des problèmes et 72 % pour l'analyse de données. En outre, 61 % d'entre eux s'en servent pour automatiser des tâches simples.
Des pratiques de plus en plus encadrées
Les entreprises, en particulier les tailles intermédiaires et les grands groupes, affichent une acceptation croissante de l'IA, avec 70 % d'entre elles qui l'ont déjà intégrée dans leurs pratiques et 53 % qui encouragent son utilisation, une progression de 13 points par rapport à l'année précédente. Même les PME commencent à suivre cette tendance, avec 53 % d'acceptation contre 46 % en 2022, et les efforts d'encouragement de l'IA augmentant à 40 %.
Pour accompagner ce changement, de plus en plus de grandes entreprises mettent en place des chartes d'usage de l'IA, et plus d'un tiers d'entre elles propose des formations dédiées, selon l'Apec.
Au final, la moitié des cadres pensent que l’IA impactera fortement leur métier, et 39 % estiment qu'elle affectera directement leur rôle. Enfin, deux tiers d'entre eux sont convaincus de la nécessité de développer des compétences en matière d'IA.
Cette évolution appelle à un besoin urgent d'accompagner les professionnels dans une transition marquée par l'innovation, comme l'indique le rapport du ministère du Travail, qui souligne l'importance de former les employés pour une intégration harmonieuse de ces nouvelles technologies.







