Le collège Condorcet, situé à Nîmes, a connu une après-midi de débrayage ce jeudi, marquée par l'exaspération des personnels face à une direction jugée "toxique". Les syndicats, tels que le SNES-FSU et SUD éducation, expriment leurs préoccupations face à une montée de la violence au sein de l’établissement. Les conditions de travail, ainsi que la sécurité des élèves, sont au cœur des revendications.
"Cette action résulte d'un ras-le-bol collectif face à la dégradation des conditions de lycée et d'apprentissage, et une inquiétude sur l'organisation de la rentrée de septembre 2026", déclarent les syndicats dans un communiqué.
Visée directe sur la direction
Les enseignants dirigent leur colère principalement vers la principale de l'établissement. "Le management de la cheffe d'établissement, caractérisé par des réflexions vexatoires et une absence de dialogue, crée un climat anxiogène pour les employés, qui ne supportent plus cette ambiance de travail", expliquent les syndicats. Ils ont rencontré le Directeur Académique (DASEN) ce jeudi pour exprimer leurs inquiétudes.
Les enseignants se sentent "méprisés" et affirment que la nomination de la nouvelle hiérarchie nuit à leur travail quotidien. Ils soulignent que "les personnels se sentent abandonnés, voir punis par les instances institutionnelles".
Violence en hausse
Les collectifs enseignants mettent en lumière une augmentation de la violence au sein de l’établissement et soulignent un manque de sanctions. "Les élèves de Condorcet n'ont-ils pas droit à la même sécurité que ceux du centre-ville durant leurs cours ?" questionnent-ils, révélant leurs préoccupations concernant la sécurité scolaire.
En réponse à ce climat préoccupant, les syndicats exigent trois mesures : "le déplacement de la cheffe d’établissement, des moyens adéquats pour assurer la réussite des élèves, et l'amélioration des conditions de travail". Une voix s'élève dans l'éducation, appelant à des changements urgents.
Selon Radio France, la situation est critique et nécessite une attention immédiate de la part des autorités.







