La mairie d’Amiens (Somme) a instauré des contrôles d’alcoolémie aléatoires pour ses agents. Le 7 mai dernier, un employé a été testé positif, comme le rapporte France 3 Régions.
Vincent Choquet, secrétaire général du syndicat Sud Solidaires dans la Somme, a souligné : "On ne peut pas concevoir qu'un agent soit alcoolisé sur son temps de travail". Lors de cette opération qui a ciblé neuf employés des espaces verts, l'un d'eux a dépassé le taux légal, fixé à 0,25 mg par litre d'air expiré.
Ce n'est pas un fait isolé : une initiative similaire avait été menée en janvier, où trois agents sur dix-neuf avaient été testés positifs. Suite à ces contrôles, des mesures administratives immédiates ont été appliquées pour assurer la sécurité de tous. Les agents concernés ont été suspendus temporairement de leurs fonctions et raccompagnés chez eux, avec interdiction de prendre le volant.
En outre, ceux qui ont échoué au test ont reçu un blâme, la sanction la moins sévère, visant à les sensibiliser à la sérieux de la situation tout en proposant un accompagnement adapté.
Une sanction proportionnelle au cas observé ?
En tant qu’employeur, la mairie a l'obligation de protéger ses employés et les usagers. Dès lors, la réalisation de tests d’alcoolémie s'inscrit dans cette démarche, à condition qu'elle soit mentionnée dans le règlement intérieur ou les notes de service. Ces contrôles doivent également se dérouler en présence d'un tiers. Toutefois, les employés peuvent contester ces tests et demander une contre-expertise.
Vincent Choquet a relevé la nécessité d'une transparence sur la motivation derrière ces tests : "Il est essentiel de questionner le besoin de leur réalisation. La sanction doit également rester proportionnelle aux faits constatés". Bien que la consommation soit prohibée au travail, des exceptions existent, notamment lors de repas où des boissons alcoolisées modestes peuvent être présentes. Notons que des amendes de 10 000 € par salarié peuvent être imposées en cas de non-respect des règles.







