Tout comme plusieurs départements français, l’Ardèche a décidé de prendre des mesures plus sévères concernant l'utilisation du téléphone au volant. Cette initiative survient dans un contexte d'accidents tragiques survenus sur les routes du département.
L’Ardèche prend des mesures strictes contre les conducteurs distraits. Dans une interview accordée à Ici Drôme Ardèche le 6 mai, Benoît Trévisani, le préfet du département, a annoncé qu'à partir du 1er juin 2026, des suspensions administratives du permis de conduire seront imposées aux automobilistes surpris en train d'utiliser leur téléphone. Selon lui, cette suspension pourrait aller jusqu'à un mois.
Cette décision fait suite à plusieurs accidents fatals qui ont eu lieu récemment, faisant huit victimes en à peine une semaine. Parmi ces tragédies, on note la perte de cinq jeunes le 1er mai à Vernosc-lès-Annonay, après une sortie de route dramatique.
Sécurité routière : l’Ardèche s'aligne avec les départements les plus stricts
Pour le préfet, la gravité de la situation nécessite un renforcement des contrôles. Depuis le début de l'année, 19 personnes ont perdu la vie sur les routes ardéchoises, un chiffre alarmant équivalent à l'ensemble des décès recensés en 2025. "Ces tragédies ne relèvent pas du hasard", a-t-il déclaré sur la radio locale, affirmant son engagement à réduire de moitié le nombre de morts sur les routes d’ici 2030.
Avec cette initiative, l'Ardèche rejoint d'autres départements comme les Landes, le Pas-de-Calais, la Charente-Maritime et le Lot-et-Garonne, qui appliquent déjà des système similaires. Dans les Landes, où la mesure a été testée en premier, les autorités rapportent une diminution des infractions liées à l'utilisation du téléphone au volant.
En France, utiliser son téléphone en conduisant est déjà passible d'une amende de 135 euros ainsi que d'un retrait de trois points sur le permis. Selon les forces de l’ordre, cette attention divisée accroît considérablement le risque d'accident.







