La situation en Ukraine demeure tendue, alors que la Russie affirme avoir répondu "de manière symétrique" aux prétendues violations de la trêve par l’Ukraine. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, dénonce, quant à lui, l’absence de respect de cette trêve autocélébrée par Moscou. Voici les principaux événements survenus le vendredi 8 mai.
La Russie maintien ses frappes
Ce vendredi, la Russie a affirmé avoir riposté "de manière symétrique" aux "violations" signalées par l’Ukraine concernant une trêve de deux jours décrétée par Moscou pour les commémorations du 9-Mai. Dans un communiqué, le ministère russe de la Défense a clairement précisé : "Malgré l’annonce de cessez-le-feu, les forces ukrainiennes ont persévéré dans leurs frappes de drones et d’artillerie sur nos positions".
Alerte à Kiev
Une alerte antiaérienne a été déclenchée à Kiev juste quelques heures après le début de la trêve, signalant une possible attaque de missile balistique. Cette alerte a duré environ neuf minutes, illustrant la persistance de la menace.
Zelensky dénonce le non-respect de la trêve
Zelensky a exprimé sa frustration sur les réseaux sociaux, affirmant que Moscou n’a fait "aucune tentative" de respecter la trêve, tout en annonçant que l’Ukraine répondrait à ces agressions. Il a également indiqué que pendant la nuit, plus de 850 drones auraient été lancés par les forces russes sur différents fronts. Selon l’armée ukrainienne, 56 de ces drones ont été interceptés en dehors des zones de combat.
La Russie revendique des interceptions massives
De son côté, le ministère russe de la Défense a déclaré avoir intercepté 264 drones ukrainiens depuis le début de la trêve, une revendication qui souligne l’intensité des affrontements malgré les accords temporaires de cessation des hostilités. Ces interceptions ont eu lieu sur plusieurs régions, y compris autour de Moscou.
Interceptions autour de Moscou
Pour finir, le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, a rapporté la destruction de 20 drones qui auraient menacé la capitale. Ces événements montrent que la situation reste extrêmement volatile, et peu propice à une résolution pacifique.
Alors que les deux parties se rejettent mutuellement la responsabilité des escalades, les espoirs d'un véritable cessez-le-feu semblent s'éloigner. Les observateurs internationaux soulignent l'urgence d'un dialogue pour réduire les tensions et éviter une nouvelle détérioration de la situation.







