Ce lundi, des technologies de pointe ont été mises en action par les gendarmes dans le cadre de l'enquête sur la disparition de Manon Relandeau, une jeune femme de Saint-Etienne-de-Montluc, près de Nantes. Un mois après sa mystérieuse disparition, l'utilisation de drones ultra-modernes marque une avancée significative dans ces recherches.
Deux drones sophistiqués ont été déployés : l'un pour les missions diurnes, l'autre pour les missions nocturnes. Ces outils ultra-performants viennent de l'Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale (IRCGN), établi à Pontoise, et leur efficacité a déjà été démontrée dans d'autres affaires, dont celle tragique du petit Emile au Haut-Vernet.
Le Capitaine Aurélien Chlossman, responsable de l'unité d'expertise de l'IRCGN, a évoqué la capacité d'un des drones, qui pèse seulement un kilo et peut atteindre une vitesse de 45 km/h. Le second, qui intervient de nuit, pèse plus lourdement à 11 kilos et peut filer à 90 km/h. En combinant leurs forces, ils peuvent survoler entre 5 et 10 kilomètres carrés chaque jour.
Le Lieutenant-Colonel Gonzague Cassart, en charge de la compagnie de Nantes, a souligné : "La zone autour de la ferme de Manon présente de nombreux marais et canaux, rendant les recherches au sol périlleuses. Avec ces drones, nous espérons obtenir une vue d'ensemble plus approfondie, potentiellement révélatrice de nouveaux indices."
Des analystes militaires scrutent les images générées par les drones, en utilisant également des algorithmes d'intelligence artificielle pour cartographier les données collectées. Cela a permis d'affecter une quinzaine de gendarmes sur le terrain, toujours mobilisés pour fouiller des pistes prometteuses.
Le dossier de la disparition de Manon Relandeau, classé comme une affaire de meurtre et d'enlèvement, prend une tournure plus complexe avec l'interpellation de son compagnon, un homme algérien de 41 ans, arrêté récemment en Algérie avec leur petite fille. La dernière fois qu'un témoin a affirmé avoir vu Manon date du 27 mars.
En attendant des développements, la gendarmerie a également relancé un appel à témoins, ayant reçu de nombreux contacts, dont environ une cinquantaine jugés crédibles. Les résidents locaux sont fortement incités à fournir toute information potentiellement utile.
Cette mobilisation sans précédent démontre l'engagement des autorités à résoudre ce mystère et à retrouver Manon Relandeau, en mobilisant les ressources les plus innovantes à leur disposition.







