Dans la commune paisible de Saint-Christoly-de-Blaye, un incendie tragique a plongé la communauté dans l'angoisse. Le 27 septembre 2025, les pompiers sont intervenus pour éteindre un feu ravageant le château de la Corderie. À l'intérieur, Ginette Boselli, une octogénaire respectée, a été retrouvée sans vie, déclenchant une onde de choc dans le Blayais. Selon les premières investigations, des traces d'effraction ont conduit les autorités à envisager un acte criminel.
L'autopsie a révélé que la victime avait subi plusieurs coups, entraînant une détresse respiratoire aiguë due aux fumées. "Les circonstances de ce drame sont abruptes et sordides", a déclaré Renaud Gaudeul, procureur de la République à Bordeaux. Les mois d'enquête ont vu les gendarmes de la section de recherche obtenir des informations cruciales, conduisant à l'arrestation de quatre individus.
Deux d'entre eux ont avoué avoir pénétré dans le château pour y commettre un vol. L'un, âgé de 38 ans, a un lourd casier judiciaire avec 19 condamnations, tandis que le second, 30 ans, en compte 11, tous pour des actes de délinquance au fil des ans dans diverses régions. Le procureur précise qu'ils étaient en ville pour pratiquer le "Woofing", un système d'échange de travail pour hébergement. Cependant, leur présence dans la région semble avoir caché des intentions malveillantes : "Leur objectif était de commettre des vols", a expliqué Gaudeul.
Les deux autres suspects, un couple, sont considérés comme les instigateurs de cette tragédie. L'homme de 33 ans et sa complice de 29 ans, bien que niant les faits, sont accusés d'avoir fourni des instructions à leurs accomplices pour accéder au château. Leur rôle dans le crime a été déterminant, selon les enquêteurs, qui ont retrouvé des bijoux dérobés chez Ginette dans leur possession.
Les détails de l'intrusion et de l'incendie sont tout aussi troublants. Les voleurs ont agressé Ginette dans sa chambre, cherchant vainement un coffre-fort inexistant. Après l'avoir violentée, l'un d'eux aurait ensuite mis le feu au château, créant ainsi les conditions fatales qui ont conduit à la mort de la victime.
La progression de l'affaire a été accélérée par une enquête minutieuse, incluant l'analyse des caméras de surveillance locales. Un véhicule suspect, identifiable par son feu arrière défectueux, a permis de retracer le parcours des suspects jusqu'à leur interpellation. Le 25 janvier 2026, six personnes ont été arrêtées lors d'une opération coordonnée, portant finalement l'affaire à un dénouement judiciaire.
Les quatre suspects, après 96 heures de garde à vue, ont été placés en détention provisoire en attendant leur procès, et risquent une réclusion à perpétuité. Ce drame a laissé une empreinte indélébile dans la mémoire collective de Saint-Christoly-de-Blaye, où l'engagement communautaire et le soutien mutuel sont plus que jamais nécessaires.







