Lundi, à Paris, le parquet national antiterroriste a requis un procès contre le suspect de l'attaque meurtrière survenue près de la tour Eiffel en décembre 2023. L'homme, un Franco-iranien, a été accusé de l'assassinat d'un touriste germano-philippin ainsi que de deux tentatives d'assassinat lors de cette même attaque.
Le parquet a demandé que Armand Rajabpour-Miyandoab, 26 ans au moment des faits, soit jugé par une cour d'assises spécialement formée. Selon l'agence de presse Ouest-France, les accusations portent sur un "assassinat en relation avec une entreprise terroriste en état de récidive légale".
Après avoir été placé en détention provisoire juste après l'attaque, Rajabpour-Miyandoab, qui avait été déchu de sa nationalité française en octobre 2024, a fait l'objet d'un suivi psychiatrique. Une source judiciaire a révélé que, pendant sa garde à vue, il avait affirmé agir sous l'influence d'un "appel de l'État islamique" demandant de cibler des Juifs, en riposte aux actions de l'État d'Israël à Gaza.
L'assaillant avait exprimé son indignation face à l’illumination de la tour Eiffel aux couleurs israéliennes, ce qui aurait constitué un motif supplémentaire à son acte violent. Il avait envisagé plusieurs cibles, notamment des lieux mémoriaux juifs, ce qui a renforcé la gravité de l'affaire.
Rajabpour-Miyandoab n'en était pas à sa première incartade : condamné à cinq ans de prison en 2016 pour des projets d'action violente à la Défense, il avait purgé sa peine et bénéficié d'une mise à l'épreuve avec suivi psychiatrique jusqu'en avril 2023.
L'attaque a suscité de vives réactions au sein du gouvernement, rappelant l'urgence de lutter contre le terrorisme et les risques encourus par la sécurité publique en France. Les familles des victimes, ainsi que des organisations de défense des droits de l'homme, ont appelé à une réflexion sur la radicalisation et les moyens de prévention. Une source proche de l'enquête a noté que les autorités restent sous pression, surtout après l'attaque d'Arras survenue quelques mois auparavant.
Dans ce contexte, le procès prévu pourrait dévoiler davantage sur les motivations complexes de Rajabpour-Miyandoab et les enjeux de sécurité auxquels fait face la France actuelle.







