Ce vendredi 24 avril, le parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé la demande de jugement pour l'attaque au couteau qui a causé la mort d'un touriste près de la tour Eiffel. L'information a été confirmée par plusieurs sources, y compris Ouest France.
Dans son réquisitoire, daté de lundi, le Pnat demande que Armand Rajabpour-Miyandoab soit jugé devant une cour d'assises de Paris spécialement convoquée pour "assassinat en relation avec une entreprise terroriste en état de récidive légale" et "tentatives d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste en état de récidive légale".
Suite à l'attaque survenue le 2 décembre 2023, durant laquelle il a également blessé deux personnes avec un marteau, Armand Rajabpour-Miyandoab, un citoyen franco-iranien, a été mis en examen puis placé en détention. Le tribunal a également décidé de le déchoir de sa nationalité française. Son avocate, Clémentine Perros, a refusé de commenter la situation.
Allégeance à Daesh
Selon des sources judiciaires, lors de sa garde à vue, Rajabpour-Miyandoab a admis avoir répondu à un "appel" de Daesh, le défiant de commettre des attaques contre des juifs. Il justifiait ses actes par les “exactions” qu’il attribue à Israël dans la bande de Gaza.
De plus, le suspect a exprimé son indignation face à l’illumination de la tour Eiffel "aux couleurs d'Israël" après un massacre orchestré par le Hamas le 7 octobre 2023. Il avait envisagé d’attaquer d’autres cibles, incluant des sites mémoriaux juifs, avant de décider finalement d'attaquer près de la tour Eiffel.
Rajabpour-Miyandoab n'est pas étranger à la violence, ayant déjà été condamné à cinq ans d'emprisonnement en 2016 pour une tentative d'attaque terroriste à La Défense, un quartier d'affaires à Paris. Libéré en mars 2020, il était soumis à un suivi psychiatrique jusqu'à son placement en détention suite à cette nouvelle affaire.
Ce nouvel attentat a exacerbé les inquiétudes sur la sécurité nationale, surtout après l'attaque d'Arras en septembre 2023, qui avait coûté la vie à l'enseignant Dominique Bernard. Le contexte sécuritaire en France continue de susciter des préoccupations majeures au sein des autorités gouvernementales.







