Alors que l’espoir de paix semble s’affirmer, des négociateurs iraniens et américains se retrouvent au Pakistan, deux semaines après un échec des pourparlers. Ce vendredi 24 avril, les discussions entre les deux nations pourraient représenter un tournant crucial pour le Moyen-Orient. Franceinfo fait le point sur les événements marquants de cette journée.
Des pourparlers sont prévus à Islamabad
Le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, a été accueilli vendredi soir à Islamabad, offrant un nouvel élan aux négociations de paix entre l'Iran et les États-Unis, comme l'a confirmé le ministère pakistanais. Les conditions pour des discussions directes avec les émissaires américains restent toutefois incertaines.
Du côté américain, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a précisé que l’émissaire spécial Witkoff et Jared Kushner s’apprêtaient à partir vers le Pakistan samedi matin pour rencontrer les représentants iraniens. Le vice-président JD Vance pourrait les rejoindre ultérieurement en cas de progrès, a-t-elle ajouté.
Des frappes israéliennes font six morts au Liban
Le calme précaire au Liban a été lourdement perturbé vendredi. Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a accusé le Hezbollah de tenter de « saboter » les efforts de paix. Le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, a rétorqué que les autorités libanaises devaient se retirer des « soi-disant négociations directes » avec Israël.
Les frappes israéliennes dans le sud du Liban ont causé la mort de six personnes et blessé deux autres, selon le ministère de la Santé libanais. L'armée israélienne a, quant à elle, déclaré avoir frappé des membres du Hezbollah en réponse à des tirs visant l’un de ses drones.
L'UE appelle à la réouverture immédiate du détroit d'Ormuz
Malgré une influence limitée, les Européens ont intensifié leurs efforts pour encourager la désescalade en réunissant à Chypre les dirigeants du Liban, d'Égypte, de Syrie et le prince héritier jordanien. Le président du Conseil européen, Antonio Costa, a réaffirmé leur soutien indéfectible au Liban et a insisté sur l'importance de rouvrir le détroit d'Ormuz, vital pour la communauté internationale.
« Les défis humanitaires et économiques sont immenses pour le Liban, qui subit les conséquences d'une guerre déjà trop longue », a déclaré Joseph Aoun, le président libanais, tandis que Costa appelait à une action immédiate pour éviter une aggravation de la crise.







