Suite au décès tragique d'un lycéen de 15 ans, victime d'un chariot élévateur durant un stage dans le Gard, le gouvernement a réagi en annonçant, le 23 avril, une mission flash destinée à renforcer la sécurité des stages pour les élèves de troisième et seconde.
Les ministres du travail et de l'éducation, Jean-Pierre Farandou et Édouard Geffray, ont exprimé leur détermination à mettre en œuvre des protocoles de sécurité plus stricts. Sur le réseau social X, Farandou a affirmé : « La prévention des accidents du travail graves et mortels, surtout parmi les jeunes, est une priorité pour notre gouvernement ».
Pour éclairer cette initiative, le ministre de l'éducation a déclaré à RMC qu'il restaure l’urgence de « mieux sécuriser les stages de mineurs », en discutant de ce qui pourrait ne pas être pleinement compris par les entreprises. « Un drame indicatif de lacunes à corriger, » a-t-il ajouté, rappelant que les collégiens n'étaient censés que poser des questions pendant leur stage.
Des stages fractionnés à l’étude
Ce tragique accident n'est pas un cas isolé. Le syndicat CGT de l'éducation a récemment dénoncé plusieurs « accidents tragiques », notant que l'augmentation des stages met les jeunes en danger sans qu'ils soient suffisamment préparés. Dans ce contexte, une pétition, signée par une cinquantaine de parlementaires de gauche, a été lancée, appelant à suspendre ces stages d'observation pour les mineurs jusqu’à ce qu'un cadre de sécurité soit établi.
Geffray a précisé : « On ne remet pas en question le principe des stages, car ils sont cruciaux pour l'égalité des chances, » tout en soulignant l’importance d’une meilleure protection. Le gouvernement envisage également de rendre ces stages plus ponctuels, permettant ainsi aux élèves d'explorer divers métiers dans plusieurs entreprises, ce qui pourrait diminuer les risques encourus.







