En effet, les aides à la rénovation énergétique de MaPrimeRénov ne financeront pas les projets intégrant un système de chauffage fossile. Selon le ministre de la Ville et du Logement, seulement 10% des rénovations d'envergure ont conservé un mode de chauffage au gaz jusqu'alors.
À partir de la date précitée, toute aide pour des rénovations importantes sera soumise à une obligation de changement de chaudière si celle-ci utilise des énergies fossiles. L'objectif du gouvernement est ambitieux : atteindre un million d'installations de pompes à chaleur par an d'ici 2030. Une récente étude de l'Ancols révèle que le coût des rénovations énergétiques dans les logements sociaux, qui inclut des rénovations nécessaires, pourrait atteindre jusqu'à 1 milliard d'euros par an.
"Les rénovations financées par MaPrimeRénov pour les maisons individuelles ne peuvent plus inclure de chauffage au gaz à l'issue des travaux," a déclaré le porte-parole du gouvernement.
Aucune précision n'a encore été fournie concernant les logements collectifs, laissant ouverte la question de savoir si ces mesures les concernent également.
Des mesures similaires pour l'éco-PLS
Le dispositif éco-PLS, destiné aux bailleurs sociaux, subira également des modifications pour interdire le financement d'installations au gaz. À compter du 1er janvier 2027, aucune nouvelle installation de chauffage au gaz ne pourra bénéficier de ce dispositif, afin d'encourager une transition énergétique vers des solutions plus durables.
Le ministère a indiqué vouloir faire sortir deux millions de logements sociaux du chauffage au gaz d'ici 2050. Actuellement, 55% des 5,4 millions de logements sociaux en France sont encore alimentés au gaz.
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