Deux CRS se trouvant à Nice ont été placés en garde à vue pour « violences aggravées et vol aggravé », a annoncé le procureur Damien Martinelli le 22 avril. Une vidéo, enregistrée par un voisin, montre des coups portés à un homme au sol, avec des cris de « c’est nous la police, fils de pute » lui répondant lorsqu'il demande de l'aide.
Le 18 avril, au quartier de l'Ariane à Nice, l’homme agressé a dénoncé un véritable déferlement de violence dans une plainte déposée samedi. Grâce à un témoignage et à sa vidéo, la plainte a été rapidement suivie, a précisé l'avocat de la victime, Me Sefen Guez Guez, sur X.
Un vol de 100 euros et de documents personnels dénoncé par la victime
Selon l’avocat, deux scénarios pourraient expliquer cette agression. Premièrement, il pourrait s’agir de véritables policiers se comportant de manière inappropriée. Deuxièmement, les agresseurs pourraient être des imitations de forces de l'ordre. Les deux CRS, en garde à vue, sont nés en 1998 et 1999. Ils ont été accompagnés de leur hiérarchie lors de leur remise aux autorités.
La victime, âgée de 20 ans, a révélé qu'une dispute avait éclaté alors qu'il téléphonait tranquillement dans sa voiture. La vidéo montre comment il a été maintenu au sol et frappé à plusieurs reprises, le tout agrémenté d'insultes.
"C'est nous la police fils de pute!"
— Sefen Guez Guez (@Me_GuezGuez) April 21, 2026
Le cabinet a été saisi aujourd'hui d'un nouveau dossier de violence policière présumée.
A Nice, ce samedi 18 avril, mon client a subi un véritable déchainement de violence de la part de deux individus se... pic.twitter.com/i0sle5ptdU
La victime a aussi déclaré qu'une fois au sol, il recevait à la fois des coups et des insultes. À un moment donné, alors qu'il sollicitait l'aide d'un voisin, ses agresseurs ont affirmé être les forces de l’ordre. Le procureur a confirmé qu’un des CRS avait dérobé des objets de valeur, dont 100 euros et le permis de conduire de la victime.
Me Guez Guez a exprimé sa satisfaction face à l'action judiciaire, tout en déplorant le comportement inacceptable de certains agents de la police nationale, qu’il compare à celui de « chasseurs » dans les rues de Nice.







