La Défenseure des droits, Claire Hédon, a affirmé le 1er avril dernier que les forces de l'ordre avaient fait "un usage disproportionné de la force" lors d'un contrôle routier en 2020. Cédric Chouviat, livreur à Paris, avait crié "j'étouffe" avant de s'évanouir et de décéder deux jours plus tard. Un procès pour trois policiers impliqués se tiendra les 26 et 27 octobre prochain au tribunal correctionnel de Paris.
En décembre 2024, trois des quatre agents présents durant ce contrôle ont été renvoyés pour homicide involontaire. Dans cette affaire, les dates des audiences n'avaient pas encore été définies lorsque l'annonce a été faite.
Un appel vers une juridiction criminelle
"Nous plaiderons pour un renvoi devant une juridiction criminelle", a déclaré Me Arié Alimi, l'un des avocats de la famille. Lors d'une conférence de presse, il a souligné que la famille conteste la qualification d'homicide involontaire, affirmant que cela ne correspond pas à la gravité des faits. "On ne peut pas appeler un homicide involontaire des gestes volontaires répétés sur le corps d'un homme déjà immobilisé", a déclaré Christian Chouviat, père de la victime, lors de cette conférence.
Selon la Défenseure des droits, des clés d'étranglement ont été appliquées à Chouviat, déjà masqué par son casque de moto, dont une au sol, provoquant une pression importante sur son cou et intensifiant son étouffement.
Les avocats des policiers ont contesté ces conclusions, affirmant qu'il y a des "inexactitudes factuelles" qui disent peu sur l'affaire, comme rapporté par l'AFP. L'affaire continue de susciter un débat intense sur les violences policières en France, faisant écho à d'autres incidents controversés dans le pays.







