Ce jeudi soir, lors du conseil d’installation de la Métropole d’Orléans, quatre délibérations ont été adoptées, permettant de faire progresser le projet de requalification de la Place d’Arc. Chaque délibération a été validée par une majorité relative, suscitant des débats animés parmi les élus. La question de la transformation de Place d’Arc et des mails d’Orléans semble diviser les opinions.
Serge Grouard, réélu à la présidence dès le premier tour, a souligné l’urgence d’avancer sur ce projet.
« C’est une procédure longue. Si je ne propose pas ces délibérations, le délai légal pour la validation du projet de Place d’Arc va expirer », a-t-il alerté. Selon lui, il y avait un besoin impérieux d’agir, surtout après avoir déjà investi dans des infrastructures comme le déménagement de la Poste au sein de la Place.
Des oppositions agacées par la méthode
Les délibérations votées concernent l’intérêt général du projet et des aspects fonciers nécessaires à sa réalisation. Toutefois, l’opposition s'est fait entendre. Carole Canette, maire de Fleury-les-Aubrais et unique candidate de gauche au conseil, a dénoncé une manœuvre autoritaire de la part de Serge Grouard. Matthieu Schlesinger, maire d’Olivet et 1er vice-président, a choisi de s’abstenir, notant : « Nous avons voté en responsabilité. Bien que le projet avance, j’espère que Serge Grouard tiendra son engagement d’améliorer la concertation ». Pour sa part, l’écologiste Jean-Philippe Grand a exprimé son désaccord en votant contre les délibérations.
Le projet de requalification de Place d’Arc pourrait, selon les experts, transformer significativement la dynamique commerciale de la métropole. Cela dit, la nécessité d'un dialogue plus inclusif apparaît comme un enjeu crucial pour apaiser les tensions entre élus et concitoyens.







