La situation énergétique actuelle est inquiétante, et l'instabilité au Moyen-Orient, exacerbée par la guerre au Moyen-Orient, provoque une hausse significative des coûts de l'essence au niveau mondial. Dans ce contexte, la CGT, par la voix de sa secrétaire générale Sophie Binet, exige que le gouvernement de Sébastien Lecornu mette en place un « prix maximum à la pompe de 1,70 euro », soulignant la nécessité d'agir rapidement pour protéger le pouvoir d'achat des citoyens.
Dans un entretien accordé à Ouest-France, Sophie Binet a exprimé sa préoccupation face à l'augmentation des prix de l'essence, qui ont récemment atteint des sommets dépassant 2 euros le litre en France. Elle a précisé : « Il est crucial d’imposer un prix maximum, en régulant les marges des pétroliers, qui enregistrent des profits considérables. En mars, les traders de TotalEnergies ont réalisé un profit d'un milliard d'euros grâce à la spéculation sur la crise. »
Les traders dans le viseur de la CGT
Selon la CGT, cette situation est inacceptable et demande une intervention gouvernementale d'urgence. « Il faut envisager le retour à des tarifs réglementés sur le gaz et l'électricité, basés sur des coûts de production plutôt que sur les fluctuations du marché », insiste Binet.
Une rencontre au sommet à Bercy
Le 7 avril, lors d'une réunion à Bercy avec des représentants d'autres syndicats, la CGT va plaider en faveur d'un « blocage des prix » ainsi que d'une augmentation du Smic et des salaires. Cette démarche est d'autant plus cruciale pour les travailleurs du secteur social, souvent des femmes, qui dépendent de leur véhicule pour exercer leur profession dans un contexte où la montée des prix les met en difficulté.
Une pétition lancée par une aide à domicile a déjà recueilli plus de 50.000 signatures, exprimant le rejet de cette tendance à imposer des coûts de transport pour travailler. En réponse, le Premier ministre a promis des aides « ciblées » à ce sujet. De plus, le ministère de l'Économie a annoncé le lancement d'un « prêt flash carburant » via Bpifrance pour aider les petites entreprises touchées par la hausse des prix.







