La 26e journée de conflit au Moyen-Orient a été marquée par un nouveau tournant dans les relations entre Téhéran et Washington. Les États-Unis auraient proposé un plan de paix à l'Iran, mais celui-ci aurait refusé en bloc cette offre, renforçant ainsi les craintes d'une escalade des hostilités.

  • L'Iran rejette catégoriquement la proposition américaine

Le 25 mars, bien que initialement silencieux sur le sujet, Téhéran a admis avoir reçu une proposition de paix émanant des États-Unis, tout en soulignant qu'elle avait été catégoriquement rejetée. Selon un rapport de la BBC, “la télévision d’État iranienne a noté que le pays ne pouvait pas accepter l’offre américaine qui visait à mettre un terme au conflit”. Bien que les détails de cette proposition restent flous, The Wall Street Journal a rapporté qu'elle incluait des demandes significatives telles que le démantèlement des installations nucléaires iraniennes et la fin des activités d'enrichissement, y compris des compromis sur les programmes de missiles balistiques. Les autorités iraniennes ont rapidement qualifié ce plan d'“extrêmement maximaliste”, ce qui semble indiquer qu'aucune issue rapide au conflit n'est envisageable.

Avec cette impasse, Téhéran a également formulé ses propres conditions à Washington, comprenant l'arrêt immédiat des attaques contre l'Iran, le paiement de réparations, et des garanties contre une nouvelle guerre, comme rapporté par la BBC.

  • Les tensions diplomatiques entre l'Espagne et Israël s'accentuent

Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, continue de critiquer le leadership israélien. En effet, dans une allocution devant le Congrès, il a accusé le Premier ministre israélien, Nétanyahou, de vouloir infliger les mêmes souffrances au Liban qu'à Gaza. En soulignant la montée des tensions, El Diario rapporte que les chiffres des victimes au Liban, qui s'élèvent à 1 094 morts et plus de 3 100 blessés depuis le début des hostilités, continuent d'alimenter le débat sur la position de Madrid face au conflit israélo-palestinien.

  • Israël prépare une mobilisation massive

D'autre part, l'armée israélienne a annoncé une plage de mobilisation de réservistes allant jusqu'à 400 000 hommes. Selon Ha’Aretz, bien que cette mesure n'indique pas une mobilisation immédiate, elle établit clairement que l’armée se prépare à une escalade potentielle, comme en témoigne la mobilisation de 300 000 réservistes après les événements du 7 octobre dernier.