À midi, 14,45 % des électeurs enregistrés dans le Val-d’Oise s’étaient présentés aux urnes pour le premier tour des élections municipales, marquant une avancée par rapport à 2020, l'année où la pandémie de Covid-19 a profondément influencé le scrutin. Avec environ 110 400 votants sur 764 123 inscrits, ce taux, bien que modeste, traduit une mobilisation plus forte que lors des précédentes élections municipales.
La participation à cette heure-ci ne peut être négligée, car elle représente un bond comparé au 12,86 % observé dans le Val-d’Oise à la même période en 2020, alors que la France faisait face à des restrictions sanitaires imposées par l'épidémie. Le premier tour s'était tenu quelques jours avant le déclenchement du premier confinement, limitant considérablement l'accès aux bureaux de vote pour de nombreux citoyens.
À 14,45 %, le Val-d’Oise s’approche des niveaux d’avant la crise sanitaire, mais demeure en dessous des 16,58 % enregistrés en 2014 à la même heure. Selon des rapports du Parisien, le département continue d’être en retrait par rapport à la mobilisation nationale, qui s’élève à 19,37 % à midi. Alors que les résultats du premier tour sont attendus dans la soirée, la question demeure : cette participation pourra-t-elle augmenter dans l’après-midi?
Les villes où le scrutin peut basculer
À Cergy, la tension est palpable, avec un enjeu majeur autour de la division à gauche. Le maire sortant, Jean-Paul Jeandon (PS), se présente pour un troisième mandat face à plusieurs candidats, dont Daisy Yaïch (LFI), ancienne membre de sa majorité. En parallèle, la droite et le centre s’unissent derrière Armand Payet (Horizons). Lors du dernier scrutin, l’opposition n’avait échoué qu'à 415 voix près de la victoire, rendant les résultats incertains.
À Villiers-le-Bel, le regard est tourné vers la maire sortante, Djida Djallali-Techtach (PS), qui a récemment accédé à son poste après la démission de Jean-Louis Marsac. Le député LFI Carlos Martens Bilongo espère profiter de sa dynamique locale. Sori Dembélé (DVG), déjà candidat en 2020, se lance à nouveau dans la course.
Les élections à Garges-lès-Gonesse sont également suivies de près. Le maire sortant Benoît Jimenez, président de la France humaniste, sollicite un nouveau mandat. Les souvenirs d'un duel très serré en 2020, où il avait remporté la victoire avec seulement 127 voix d’écart, demeurent bien présents. Avec quatre candidats en lice cette fois, le rapport de force s’annonce tout aussi disputé.







