À Dunkerque, cinq listes se préparent à s'affronter lors du premier tour des élections municipales du dimanche 15 mars. La candidature du maire sortant, Patrice Vergriete, reçoit le soutien du PCF, du PS et des Républicains, ce qui suscite la colère de La France insoumise.
Une candidature qui unit PCF, PS et LR. Patrice Vergriete, réélu depuis 2014 et candidat à un troisième mandat, est soutenu par plusieurs partis, comme l’indique BFMTV. Sur le réseau social X, Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, a exprimé son étonnement : "Ils sont tombés sur la tête ?".
Lors d’un clip de campagne diffusé début février, le maire sortant a argumenté que ce projet transcende les étiquettes partisanes : "La vie des Dunkerquois est primordiale, bien plus que l'audience d'un parti". Sa candidature est classée comme "liste divers centre" par le ministère de l’Intérieur.
En décembre, le PS et le PCF de Dunkerque avaient initialement décidé de soutenir Patrice Vergriete avant que Les Républicains ne les rejoignent. Le constat est accablant pour la gauche : l’union pour ces municipales semble compromise, comme l’a dénoncé la section locale du Parti communiste, évoquant des "divisions internes" et des "rancœurs personnelles".
L’union de la gauche ne se fera pas
Face à Patrice Vergriete, quatre autres listes courent : celles de Damien Lacroix (La France insoumise), Nicolas Fournier (Les Écologistes), Adrien Nave (extrême droite) et Clément Bézine (extrême gauche).
Les Insoumis s’alarment des multiples soutiens accordés au maire sortant. "Une grande coalition PCF/PS/LREM/LR contre notre liste insoumise, c'est inattendu", a déclaré Manuel Bompard sur X. Un tract lancé par Damien Lacroix fin janvier qualifie cette coalition d’"incohérente", mêlant des forces politiques souvent aux valeurs divergentes.
Nicolas Fournier, le candidat des Écologistes, partage cette vision critique. "Derrière la façade d’ouverture, se cache un flou incompréhensible", a-t-il confié à BFMTV.







