Lors du Conseil municipal du 25 février, les élus de Périgueux ont voté en faveur de l'équipement de la police municipale avec six caméras-piétons, allouant un budget de 11 000 euros. Cette décision a suscité des échanges animés sur la question de la sécurité, un thème devenu central à l'approche des élections.
Ce 25 février, en Conseil municipal, les élus de Périgueux ont choisi d'équiper leur police municipale de six caméras-piétons, réparties entre deux brigades. Une délibération à 11 000 euros qui a engendré un court débat sur la sécurité, un sujet de campagne omniprésent.
« Quand la préfecture dévoile les chiffres de la délinquance en Dordogne, on comprend rapidement que ce n’est pas uniquement à Saint-Julien-de-Lampon qu’elle se concentre », a déclaré Antoine Audi (divers droite). Émeric Lavitola (PS), a tenu à nuancer : « Périgueux n’est pas exempt de problèmes, mais cela nécessite un regard nuancé. »
Quant à Michel Cadet (Horizons), il a interrogé : « Combien de tasers possède la police municipale, et leur état ? Sont-ils accompagnés de caméras ? » À cela, Émeric Lavitola a répondu que la divulgation de telles informations n'est pas toujours appropriée.
Des débats sur l’utilisation des caméras et des chiens renifleurs
Le principe d’intégration des caméras-piétons semble faire l’unanimité, pourtant la discussion s'est orientée vers une convention entre les polices nationale et municipale. Un sujet a particulièrement retenu l’attention : le remplacement d’un chien renifleur qui ne pourra pas continuer son service.
Ce nouveau chien pourrait servir à des opérations de détection de drogues à la demande de la police nationale. Michel Cadet a des doutes sur son efficacité, laissant entendre que le coût initial de 30 000 euros serait trop élevé, sans garantir un retour sur investissement. « Avec des conditions d’utilisation strictes, un avocat pourrait remettre en question des opérations », a-t-il averti.
'Offense'
Émeric Lavitola a pris la parole pour recentrer le débat : « Ce projet vient d'un souhait émanant de la direction de la sécurité, et ne peut être considéré comme une simple initiative du maire. Il est soutenu par des instances variées, et le recours à des chiens renforts est essentiel pour l’efficacité globale des forces de sécurité. »
Antoine Audi a conclu, se montrant favorable à cette délibération. « Il faut explorer toutes les pistes en matière de sécurité. D'autres mesures devront suivre, mais je les aborderai dans un mois. » Ainsi, reste à voir si l'enjeu sécuritaire influencera les campagnes à venir.







