Le président des Républicains, Bruno Retailleau, a officiellement annoncé sa candidature à l'élection présidentielle de 2027, marquant le coup d'envoi d'une campagne axée sur des thèmes qui lui sont chers, notamment l'immigration et l'ordre public.
« Je tenais à t’informer personnellement que je m’apprête à déclarer ma candidature à l’élection présidentielle », a-t-il déclaré dans un message à ses collègues parlementaires. Cette annonce, attendue depuis plusieurs jours, met fin à l’incertitude entourant ses intentions politiques.
À 65 ans, l'ancien ministre de l'Intérieur a souligné : « C’est une décision que j’ai beaucoup mûrie », convaincu que sa famille politique doit orienter les Français vers un nouveau chemin, fondé sur l'ordre, la prospérité et la fierté nationale. « Je ne veux pas être président par obsession du pouvoir, mais par sens du devoir », a-t-il insisté lors de son allocution diffusée en direct sur les réseaux sociaux.
Évoquant un pays en crise, Retailleau a décrit une France en déclin face à un monde de plus en plus menaçant. Il a affirmé : « Je serai le président de l’ordre, de la justice et de la fierté française ».
Parmi ses propositions phares, il a promis de « soumettre directement par référendum plusieurs grands textes de loi », dont un pour « réduire drastiquement l’immigration ». « On ne doit plus gouverner contre le peuple », a-t-il déclaré. Cependant, ces référendums pourraient contrarier la Constitution, car l'immigration et la justice pénale n’entrent pas actuellement dans le champ de cette procédure.
« Dérives de l’État de droit »
Outre l'immigration, Retailleau a promis des référendums pour « engager une véritable révolution de notre justice pénale » et pour « redonner la primauté à notre droit national » face aux intérêts fondamentaux des Français. Déterminé à « imposer partout l'autorité de la République », il s'est engagé à ne pas reculer devant la violence ou les dérives d'un État de droit, qu'il accuse de nuire à la vie en paix et en sécurité des citoyens.
Il a également dévoilé son intention de « refonder notre modèle social », axé sur « la France des honnêtes gens et au travail », en opposition à l'assistanat. L'ancien ministre s'est engagé à maîtriser les dépenses de l'État et à relancer une politique familiale ambitieuse.
« Je ne promettrai rien que je ne pourrai tenir », a-t-il souligné, tout en prônant une « écologie de progrès » et une « refondation par le mérite et la liberté » du système éducatif, qu'il critique pour sa tendance à reproduire les inégalités.
Cette annonce, à l’approche des élections municipales, accentue les tensions parmi les candidats potentiels de LR à l'Elysée. Plusieurs figures, comme Xavier Bertrand et Michel Barnier, sont déjà sur les rangs, tandis que Retailleau devance les conclusions d’un groupe de travail chargé de définir le mode de désignation des futurs candidats LR.







