François Ruffin, député de Picardie, a annoncé, lundi 26 janvier, qu'il se présentera à la primaire de la « gauche unitaire ». Cette annonce a été faite lors d'interviews à Libération et à TF1. Il sera ainsi en compétition avec Marine Tondelier, des Écologistes, et Clémentine Autain, du mouvement L’Après, qui réunit d’anciens membres de La France insoumise. Ce rendez-vous électoral se déroulera le 11 octobre prochain, sans la participation de figures clés comme Jean-Luc Mélenchon ou le Parti communiste français.
Ruffin a déclaré : « La primaire est actée : ce sera le 11 octobre prochain. Et oui, sans surprise, je serai candidat ». Il a également affirmé son intention de se présenter à l'élection présidentielle, en déclarant : « J’y vais pour gagner, et surtout j’y vais pour faire gagner les Français ».
Depuis 2017, Ruffin a remporté trois élections dans sa circonscription, dont deux contre le Rassemblement national. Son mouvement, Debout, est une extension de son parti local, Picardie Debout. Bien qu’il ait été critiqué pour ses interactions dans des collectifs, il s'est affirmé comme un fervent défenseur de cette primaire, qu'il envisage comme « de débordement ».
« Premier président au Smic »
Dans un effort pour rassembler les forces de la gauche, François Ruffin a tendu la main à Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann pour qu'ils considèrent leur participation. « De quoi ont-ils peur ? Du vote, du peuple de gauche ? », a-t-il interpellé. Glucksmann continue de rejeter l'idée d'une primaire, estimant qu'elle ne permet pas de choisir entre les deux pôles de la gauche.
En cas de succès lors de l'élection présidentielle, Ruffin promet une « nouvelle abolition des privilèges » et s'engage à être le « premier président au smic », tout en cherchant à générer d'importantes économies sur le budget de l'Élysée. « Je suis le premier député au smic, et je souhaite que le symbole soit fort », ajoute-t-il.
Avec des candidats comme Clémentine Autain et Marine Tondelier déjà engagés, l'issue de cette primaire pourrait dessiner les contours d'une nouvelle dynamique à gauche. Le patron du Parti socialiste, Olivier Faure, souhaite également que les socialistes s'impliquent dans ce processus.







