Dermatose nodulaire bovine : un défi crucial
La dermatose nodulaire bovine (DNC) suscite de vives inquiétudes parmi les éleveurs, surtout en ce qui concerne ses impacts sur les exportations. Bien que Nicolas Forissier ne soit pas ministre de l'Agriculture, il a affirmé sa mobilisation sur les conséquences économiques de cette maladie, notamment pour l'exportation de bovins. Élu depuis 40 ans dans le Berry, un territoire réputé pour ses élevages, il comprend parfaitement les enjeux du secteur face aux blocages rencontrés lors de l'exportation.
Actuellement, les régulations européennes stipulent qu'un animal vacciné contre la DNC ne peut être exporté pendant huit mois, une contrainte qui pèse lourdement sur les éleveurs. Forissier précise : "Nous travaillons avec le ministère de l’Agriculture et nos partenaires, en particulier l’Italie, pour trouver des solutions qui permettraient aux animaux de zones indemnes de continuer à être exportés même après vaccination, sous certaines conditions sanitaires. Une mission cruciale que je prends très à cœur."
Des avancées sont déjà notées, comme l’acceptation par l’Italie d’importer des animaux vaccinés sous des conditions strictes, un modèle qui pourrait inspirer d’autres pays, notamment l'Espagne, qui reste prudente face à cette problématique.
L'accord Mercosur : des enjeux impérieux pour l'agriculture française
Un autre point de tension majeur est l'accord Mercosur, qui suscite la controverse. La France maintient une position ferme depuis des années, reconnaissant les bénéfices économiques de cet accord pour certaines filières tout en s'opposant à toute mesure néfaste pour l'agriculture locale. La filière bovine est particulièrement concernée, mais d'autres comme la volaille et le sucre sont également sur la sellette.
Nicolas Forissier indique que la discussion est encore ouverte et qu'aucune décision définitive n'est attendue avant un vote au Parlement européen au printemps prochain. Il souligne que des progrès ont été réalisés, notamment l'obtention d'une clause de sauvegarde efficace : "Si les prix chutent ou si les volumes importés augmentent de manière déséquilibrée, cette clause peut être activée rapidement, protégeant ainsi nos producteurs."
Cependant, il ajoute que des efforts sont encore nécessaires pour que l'ensemble des normes de santé, environnementales et de bien-être animal soient respectées pour les produits importés. Ce constat rejoint les avis d'experts tels que ceux du site La France Agricole, qui soulignent l'importance de la transparence et de la rigueur dans les normes appliquées aux importations.
En résumé, la voie reste semée d'embûches, mais des solutions se dessinent. Le dialogue et l'engagement sont essentielles pour traverser cette crise agricole tout en préservant les intérêts de la France sur la scène internationale.







