Sophia Chikirou, députée et candidate de La France Insoumise (LFI) pour la mairie de Paris, se trouve plongée dans une controverse qui pourrait influencer sa campagne. Elle sera jugée en mai pour des accusations d'escroquerie envers le site d'actualités Le Média, une affaire qui date de 2018.
Selon les informations partagées par l'Agence France-Presse (AFP), le parquet a décidé de renvoyer Chikirou devant le tribunal correctionnel, une décision jugée par son avocat, Dominique Tricaud, comme étant « purement politique », visant à nuire à sa campagne à quelques mois des élections municipales prévues en mars.
« C'est une affaire qui traîne depuis près de dix ans. Pourquoi la sortir maintenant ? » s’interroge l’avocat, mettant en lumière la synchronisation des événements judiciaires avec les enjeux électoraux.
Dans une déclaration, Chikirou a également mis en avant le caractère « éminemment politique » de la mesure, soulignant que cette situation serait un simple « différend commercial » qui aurait déjà été résolu. Ces affirmations ne sont pas sans précédents ; plusieurs personnalités politiques ont dénoncé des manœuvres similaires dans le passé.
Des experts s'interrogent sur l'impact que cette affaire pourrait avoir sur son image et sa campagne. « Dans un environnement politique aussi chargé, toute accusation peut créer une onde de choc », note une analyste politique.
Alors que le calendrier judiciaire se chevauche avec les échéances politiques, Chikirou devra faire face à un double défi : défendre son intégrité tout en poursuivant ses ambitions municipales. Les prochaines semaines s'annoncent cruciales pour la députée qui tente de naviguer dans ce contexte tumultueux.







