Alors que l'élection présidentielle de 2027 approche à grands pas, l'incertitude règne quant aux candidats capables de défier le Rassemblement national, avec Marine Le Pen et Jordan Bardella en première ligne. À 16 mois du scrutin, aucun prétendant ne semble véritablement s'imposer, mais plusieurs experts et observateurs de la scène politique française craignent une qualification de l'extrême droite pour le second tour.
Des figures comme Édouard Philippe, Gabriel Attal, Raphaël Glucksmann et Jean-Luc Mélenchon émergent comme des options crédibles, mais leurs cotes varient entre 12 et 17 % dans les sondages. Pierre Jouvet, le secrétaire général du Parti socialiste, souligne que le thème principal de cette campagne sera celui de la capacité à battre le RN. Un récent sondage d'Odoxa-Mascaret a révélé que Jordan Bardella pourrait éliminer tous les potentiels adversaires, montrant que les craintes d'une victoire du RN se concrétisent de plus en plus.
La dynamique actuelle du paysage politique pourrait voir l'émergence d'un « candidat dormeur », qui capitaliserait sur un vote utile au fur et à mesure que la peur d'une victoire de l'extrême droite grandit. Des personnalités comme Jean Castex ou Sébastien Lecornu sont évoquées. Par ailleurs, Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne jusqu'en 2027, pourrait également apparaître comme un choix intéressant pour ceux qui cherchent une alternative au RN.
À gauche, le panel de candidats est vaste, allant de François Hollande à Marine Tondelier, passant par François Ruffin. La question de l'unité de la gauche est plus que jamais sur la table, alors que les factions envisagent des primaires pour présenter un candidat commun. Laurent Wauquiez, chef des députés LR, plaide également pour une primaire de la droite, incluant un spectre large s'étendant des modérés aux plus extrêmes.
Selon Adélaïde Zulfikarpasic, sondeuse chez Ipsos-BVA, le concept de « barrage républicain » n'est pas à enterrer. Bien qu'affaibli, ce principe pourrait retrouver du souffle dans la dernière ligne droite des campagnes, surtout si les électeurs se rendent compte des risques d'une victoire du Rassemblement national. Il ne reste plus qu'à définir qui incarnera ce barrage dans les mois à venir, alors que des opportunités de candidature se présentent et que les soutiens politiques se redéfinissent en fonction des évolutions du paysage électoral.







