Le 2 juillet dernier, un couple de Cadurciens a vécu un voyage en train cauchemardesque, arrivant à Paris avec sept heures de retard. Serge Rigal, président du département du Lot, n’a pas tardé à qualifier cet incident de "honte nationale" et à suggérer, avec ironie, que ce trajet rappelait l'émission de survie Koh-Lanta.
Dans un communiqué, il s'est adressé aux fans de sensations fortes : "Il n'est plus nécessaire d’aller à l'autre bout du monde pour vivre des aventures extrêmes. Avec la SNCF, prenez le train sur la ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse et préparez-vous à surmonter chaque défi !" Cette déclaration fait écho à l'épopée d'un couple qui a mis plus de treize heures pour rejoindre la capitale depuis Cahors, un voyage que La Dépêche a relaté le week-end dernier.
Au cœur d'une aventure ferroviaire
Serge Rigal a souligné, avec une touche d'humour : "Nos voyageurs ont eu l'occasion de tester en exclusivité la formule "Cahors-Paris en 13 heures chrono", une odyssée ferroviaire extrêmement unique, agrémentée par plus de 7 heures de retard cumulées." Selon les détails du communiqué, ce périple a été parsemé de diverses épreuves, allant des pannes à des températures insupportables. "Les concurrents ont dû faire face à des pannes en cascade aux stations d'Uzerche et Limoges, à une odeur suspecte à Châteauroux, ainsi qu'à un sauna gratuit dans des rames surchauffées. Pour couronner le tout, un seul brumisateur était à disposition pour tout un wagon !"
Il est évident que la frustration des passagers a atteint son paroxysme lorsque ce couple a raté le début de leur concert au Stade de France, un événement qu’ils attendaient avec impatience. Rigal conclut son intervention très critique en appelant à l'action : "La patience des habitants du Lot est épuisée. Nous exigeons des infrastructures fiables et un service conforme à nos attentes. Ce mépris n'est plus tolérable !" Les réclamations sur les retards accumulés dans l'adoption des nouvelles rames "Oxygène" évoquent une tendance inquiétante sur laquelle le ministre des Transports et le président de la République ne peuvent pas fermer les yeux.







