En réponse à un attentat à Karachi, le Pakistan a lancé le 28 juin une opération militaire le long de sa frontière avec l’Afghanistan. Selon les autorités pakistanaises, l'opération a permis de "neutraliser" vingt-neuf terroristes, tandis que le gouvernement afghan fait état de trente-six victimes civiles.
“Envoyés en enfer”, ces mots du ministre de l’Information pakistanais, Attaullah Tarar, illustrent la dureté de l'opération terrestre menée dans la nuit du 28 au 29 juin. Selon Dawn, des frappes aériennes ont touché des bases terroristes en Afghanistan, causant d'importantes destructions.
"Nous poursuivrons notre campagne antiterroriste sans relâche", a affirmé Tarar, insistant sur la nécessité de protéger le Pakistan contre des menaces étrangères.
Les opérations militaires, qui se sont déroulées dans les provinces afghanes de Paktia, Paktika et Kounar, ont entraîné la destruction de plusieurs camps. Le ministre a déclaré que ces frappes étaient une réponse directe à l'attentat du 27 juin au quartier général des rangers à Karachi, qui a coûté la vie à trois paramilitaires.
La revendication de la responsabilité par le groupe Jamaat-ul-Ahrar, une faction radicale, souligne la complexité du climat sécuritaire régissant la région. Islamabad accuse le gouvernement taliban de Kaboul d'héberger ces groupes extrémistes, aggravant ainsi les tensions entre les deux pays.
Appel à la détente
Alors que les frappes se poursuivaient, l'ambassadeur afghan à Islamabad, Sardar Ahmad Shakib, a lancé un appel en faveur de la paix, affirmant que son gouvernement ne soutenait pas les groupes terroristes pakistanais. Malgré cela, la réalité sur le terrain demeure troublante, avec des frappes transfrontalières ayant déjà entraîné la mort de civils au cours des trois dernières semaines, comme le remarquait Afghanistan International.
De nombreux observateurs s'interrogent sur l'impact des négociations, qui n'ont jusqu'ici pas permis de calmer les tensions, malgré des médiations internationales de divers pays tels que l'Arabie saoudite et le Qatar. Le climat de méfiance et de conflit persiste, aggravé par les pertes humaines des deux côtés.
En guise de conclusion, la guerre ouverte qui semble s'installer entre les deux nations est particulièrement préoccupante. Si des appels à la paix continuent d'émaner de certaines autorités, l'escalade des hostilités pourrait mener à une situation catastrophique pour les populations civiles des deux côtés de la frontière.







