Les États-Unis et l'Iran pourraient se retrouver au Qatar pour des discussions le mardi 30 juin, selon plusieurs sources américaines, dont Axios. Toutefois, cette information a été formellement démentie par le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi.
Les deux pays viennent de décider de suspendre leurs hostilités pour le moment. Un responsable américain a déclaré par mail : "Les discussions techniques sur tous les points du protocole d'accord vont se poursuivre, et il a été convenu que les parties cesseraient leurs attaques, permettant ainsi une circulation libre des navires".
Cependant, la reprise des frappes entre samedi et dimanche passé a créé des frictions, chaque partie s'accusant mutuellement de violations de l'accord. Ces incidents menaçaient l'intégrité du protocole signé le 17 juin dernier.
Une potentielle rencontre au Qatar
Malgré les rumeurs entourant la rencontre, le vice-ministre iranien a catégoriquement affirmé qu'"aucune réunion technique n'est prévue cette semaine". Le ministère des affaires étrangères iranien explique que, bien que les discussions soient importantes, la priorité demeure la gestion du détroit d'Ormuz, un passage stratégique pour le commerce maritime.
Tout en n'autorisant qu'un seul couloir de passage le long de ses côtes, Téhéran menace d'intervenir contre tout navire ne respectant pas cette règle, laissant entendre que la situation pourrait se dégrader s'il n'y a pas d'accord. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a précisé que "aucune autre nation n'est responsable de la gestion du détroit".
De son côté, Oman a réagi en proposant une voie de navigation alternative pour évacuer les navires bloqués. La première réunion des comités conjoints s'est d'ailleurs tenue à Mascate pour discuter de la gestion future de cette région, comme l'a rapporté l'agence d'information officielle.
Frappes israéliennes au Liban
Israël redouble d'efforts au Liban, avec de nouvelles frappes malgré un accord-cadre signé à Washington pour établir une "paix durable". Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a confirmé la destruction d'installations du Hezbollah, faisant état d'une opération dévoilant des tunnels au sud du Liban. Les attaques ont causé des blessures et ajouté une nouvelle couche de complications aux pourparlers déjà fragiles entre les deux nations.
Avertissant que les frappes israéliennes ont contribué au report des négociations en Suisse, l'expert en relations internationales Bertrand Badie a reconnu les conséquences réelles de ces tensions sur le processus de paix.
Ainsi, la dynamique dans la région reste complexe, exposant les fragilités de la diplomatie dans un contexte de montée des tensions.







